Affaire des bulletins de vote : Les chefs d’inculpation visant le maire de Tanger.

Affaire des bulletins de vote : Les chefs d’inculpation visant le maire de Tanger.


Publié le lundi 11 octobre 2026

Le juge d’instruction près la Cour d’appel de Tanger a inculpé le maire de la ville, Mounir Laymouri, de plusieurs chefs d’accusation liés à « l’atteinte aux opérations de vote dans le but de modifier ou de tenter de modifier le résultat du scrutin, la participation à la falsification d’un document public, ainsi que la corruption par offre, promesse ou don en vue d’obtenir l’accomplissement d’un acte ».
Ces accusations ont été retenues sur la base de l’article 58 de la loi organique n° 27.11 relative à la Chambre des représentants, ainsi que des articles 352, 353, 251 et 129 du Code pénal.

En application des articles 152 et 153 du Code de procédure pénale, le juge d’instruction a décidé de placer Laymouri en détention provisoire.
Jeudi soir, le maire de Tanger a quitté la Cour d’appel de la ville en direction de la prison locale d’Asilah. Son placement en détention provisoire intervient après environ 72 heures passées en garde à vue, à la suite de son arrestation à l’aéroport Tanger-Ibn Battouta, directement après son arrivée en provenance de Malaga, en Espagne, en exécution d’un mandat de recherche national lié à cette affaire.

L’affaire remonte au jour du scrutin, le 23 septembre dernier, lorsqu’un individu a été interpellé en possession d’un sac contenant des bulletins de vote provenant d’un bureau situé à l’école Al-Qods, dans le quartier de Mesnana à Tanger. Les investigations ont ensuite été élargies afin de déterminer l’origine de ces bulletins, ainsi que les circonstances dans lesquelles ils avaient été sortis du bureau de vote puis réintroduits.

Les investigations ont conduit à un établissement hôtelier de Tanger, où les éléments recueillis dans le cadre de l’enquête ont fait apparaître la présence de Laymouri en compagnie d’autres personnes. 

Les expertises techniques ont notamment permis de récupérer des images de vidéosurveillance qui avaient été effacées, ainsi que d’examiner des téléphones, des communications et les objets saisis.
Selon les éléments de l’enquête, les images et les expertises techniques ont permis d’établir un lien entre les deux sacs apparus dans l’établissement hôtelier et les deux sacs saisis dans le cadre de l’affaire. Elles ont également révélé des communications entre Laymouri et d’autres suspects avant et pendant le jour du scrutin.

Après l’achèvement de l’enquête préliminaire et la présentation des personnes concernées devant le parquet, le dossier a été transmis au juge d’instruction. Celui-ci a retenu contre le maire de Tanger des accusations d’atteinte aux opérations de vote dans le but de modifier ou de tenter de modifier le résultat du scrutin, de participation à la falsification d’un document public et de corruption, avant d’ordonner son placement en détention provisoire.





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L’enquête judiciaire portant sur le vol et la falsification de bulletins de vote lors des élections législatives à Tanger n’a pas fini de livrer tous ses secrets. Dans un communiqué officiel rendu public ce jeudi 1er octobre, le Procureur général du Roi près la Cour d’appel de Tanger a détaillé les nouvelles conclusions tirées des investigations et des expertises techniques menées par la police judiciaire.

L’approfondissement des enquêtes a conduit à l’interpellation et à la présentation devant la justice de deux nouveaux suspects. Les premiers éléments révèlent une organisation méthodique au sein d’une unité hôtelière de la ville, où le deuxième suspect arrêté, employé dans une entreprise, s’était installé avec deux individus transportant des sacs remplis de bulletins de vote.

À la demande de son employeur, le comptable, premier des deux nouveaux mis en cause, participait activement au cochage systématique du symbole d’un parti politique sur l’ensemble des bulletins.

Les enquêteurs de la police judiciaire ont réussi à restaurer les enregistrements des caméras de surveillance du complexe hôtelier, sciemment effacés pour effacer toute trace. 
L’analyse des séquences a confirmé la présence simultanée du chef d’entreprise, du comptable et de deux personnes déjà placées en détention provisoire dans l’appartement hôtelier avant leur départ groupé. L’exploitation des images a également permis d’identifier formellement l’individu responsable de la soustraction et de la réintroduction des documents électoraux, confirmant le lien direct avec les deux valises saisies dans les bureaux de vote de Casabarata.

Par ailleurs, l’expertise numérique du téléphone du second suspect met en évidence une série d’appels échangés la veille et le jour du scrutin avec deux accusés incarcérés.

Face à ces preuves matérielles et téléphoniques concordantes, le parquet a ordonnancé leur placement en détention provisoire pour atteinte à l’intégrité du scrutin et participation à la falsification, poursuivant l’instruction pour faire toute la lumière sur ce dossier.

Bulletins saisis Scrutin 2026 Tanger.

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