La société de connivence. Que nous dit vraiment l’affaire Epstein ?
La société de connivence. Que nous dit vraiment l’affaire Epstein ? Qu’un prédateur sexuel a prospéré pendant des années dans les salons feutrés de la haute finance et des palais présidentiels ? Oui. Qu’il a abusé de mineures avec la complicité active d’un réseau ? Probablement. Mais l’essentiel est ailleurs : Cette affaire met à nu la mécanique d’un monde clos, celui d’une élite mondialisée qui vit entre elle, se protège entre elle, et ne rend de comptes qu’à elle-même. Depuis la publication par le département de la Justice américain de millions de documents relatifs à Jeffrey Epstein, la planète des puissants tremble. Des noms surgissent, des réputations vacillent, des carrières s’effondrent. Et pourtant, rien n’est clair. Les documents sont caviardés. On révèle sans révéler. On expose sans instruire. On jette l’opprobre sans aller au bout de la vérité judiciaire. L’effet est dévastateur : Suspicion généralisée, rumeurs en cascade, exécutions ...