Carburants : Une nouvelle flambée des prix ce 1ᵉʳ octobre, le gasoil franchit la barre des 16 DH !

Carburants : Une nouvelle flambée des prix ce 1ᵉʳ octobre, le gasoil franchit la barre des 16 DH !

Les prix à la pompe subissent un nouveau coup de chaud en ce début d’automne. 
Les premières heures de jeudi 1ᵉʳ octobre amènent avec elles une hausse sensible des tarifs du gasoil et de l'essence, directement alimentée par les tensions géopolitiques internationales et un resserrement critique sur le marché mondial des produits raffinés.



Dès les premières heures de ce 1ᵉʳ octobre 2026, les distributeurs ont répercuté une nouvelle grille tarifaire particulièrement lourde pour les automobilistes et les transporteurs. 

Le litre de gasoil enregistre une hausse sensible de 80 centimes, propulsant le prix moyen indicatif autour de 16,10 DH, contre environ 15,30 DH à la mi-septembre.

De son côté, le super sans plomb augmente de 39 centimes le litre pour s’établir désormais aux alentours de 15,60 DH, après avoir terminé le mois précédent à 15,18 DH.

Ces montants demeurent bien entendu indicatifs et restent susceptibles de varier légèrement d’une enseigne à l’autre.

Pour le diesel, ce bond de 80 centimes prolonge une trajectoire haussière ininterrompue depuis le milieu de l'été. Après un recul de 96 centimes en début de la saison estivale, le gasoil a enchaîné les hausses sans répit : +65 à 70 centimes à la mi-juillet, +1 dirham début août, +65 centimes à la mi-août, suivis de +6 puis +34 centimes en septembre, avant que ce nouvel ajustement d’octobre ne propulse le litre au-delà des 16 DH.

Quant à l’essence sans plomb, elle confirme son retour sur une pente ascendante : après une pause en début de mois dernier et un rebond de 27 centimes à la mi-septembre, elle prend encore 39 centimes supplémentaires en ce début de mois.

Cette révision tarifaire reflète l'extrême nervosité des places financières internationales, où les cours du brut ont clôturé en nette progression ce mercredi 30 septembre. Sur les marchés à terme, le baril de Brent pour livraison en novembre a terminé à 103,50 dollars, affichant un gain mensuel d'environ 14 %, soit sa plus forte progression depuis juillet. 
Le contrat plus actif de décembre a quant à lui atteint 98,03 dollars, tandis que le brut léger américain WTI s'est hissé à 90,42 dollars.

Cette surchauffe s’explique d’abord par le blocage des pourparlers diplomatiques indirects entre Washington et Téhéran.

Malgré les espoirs d’une percée via la médiation qatarie, le président américain Donald Trump a fermement démenti toute volonté d’alléger les sanctions ou de débloquer les avoirs iraniens sans contreparties concrètes sur le programme nucléaire de la République islamique, ce qui maintient une prime de risque géopolitique élevée sur les approvisionnements mondiaux.

À cette incertitude géopolitique s'ajoute une tension aiguë et persistante sur les marchés des carburants raffinés. Aux États-Unis, les réserves de distillats, qui regroupent le diesel et le fioul domestique, ont plongé de 2,3 millions de barils pour tomber à 105,2 millions d'unités, tandis que les stocks d’essence ont régressé de 1,7 million de barils. Cette pénurie internationale de distillats tire mécaniquement les cours vers le haut

Face à cette situation d’urgence, la Maison Blanche a même incité l'Union européenne à puiser dans ses réserves stratégiques de diesel afin de détendre les prix mondiaux.

Aux États-Unis, dans l'optique de soulager les ménages avant les élections de mi-mandat sans pour autant restreindre les exportations, l'administration étudie désormais l'autorisation de vente de diesel détaxé sur le marché intérieur.

L'offre globale peine elle aussi à compenser ce déficit sur les produits raffinés. Certes, l'Arabie saoudite a relancé les chargements pétroliers depuis son terminal de Yanbu après le redémarrage de son oléoduc Est-Ouest, et les exportations du Golfe sont revenues à 23,3 millions de barils par jour en septembre. 

Néanmoins, l'alliance OPEP+ s'oriente vers un maintien de ses quotas de production lors de sa réunion de dimanche.

Conjuguées à des coûts de fret maritime toujours soutenus et à une activité de raffinage encore contrainte, ces pressions maintiennent le marché sous tension, se répercutant sans délai aux stations-service marocaines.


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