"Madame Le Pen ne maîtrise pas bien certains détails": Volodymyr Zelensky répond à la candidate du RN, qui souhaite couper les aides à l'Ukraine si elle gagne en 2027
"Madame Le Pen ne maîtrise pas bien certains détails": Volodymyr Zelensky répond à la candidate du RN, qui souhaite couper les aides à l'Ukraine si elle gagne en 2027
Publié aujourd'hui jeudi 15 octobre 2026

Face à la volonté affichée par Marine Le Pen de suspendre l’aide à l’Ukraine si elle accédait à l’Élysée, Volodymyr Zelensky souligne que Kiev partage à la France son expérience du combat ainsi que ses compétences technologiques et en cybersécurité.
"Je ne voterai pas pour" Marine Le Pen, ironise Volodymyr Zelensky, "parce que je suis ukrainien". Le président qui dirige un pays attaqué par la Russie depuis quatre ans et demi, déplore dans une interview à nos confrères britanniques du Financial Times la volonté de la candidate du Rassemblement national à la présidentielle de couper les aides à Kiev six mois après son élection si elle arrive à l'Élysée.
"Le prix à payer n’est pas aussi élevé que la vie des gens. C’est pourquoi je pense que Madame Le Pen ne maîtrise pas bien certains détails", avance Volodymyr Zelensky ce jeudi 15 octobre. "En tant que femme politique, et comme elle veut à tout prix devenir présidente, elle a besoin, je pense, d'être sûre d'elle (...) d'être sûre de disposer du système européen le plus solide qui soit, et qui fonctionne", lance-t-il.
Car le dirigeant l'assure: l'Ukraine partage son expérience de guerre avec ses alliés européens, dont la France, et rend ainsi "la pareille".
"Une situation gagnant-gagnant"
"Je pense que l'expérience de notre armée, sur le plan technologique, est très importante pour nos partenaires, le Royaume-Uni, les États-Unis, la France... Je pense que l'industrie française a tout à gagner de cette technologie, de cette coopération et de cette coproduction", estime le président ukrainien, à l'heure où les inquiétudes grandissent en Europe face à la menace russe et sur fond de regain de tensions avec Donald Trump. "Il ne s'agit pas de payer l'Ukraine pour aujourd'hui (...), il s'agit d'aider l'Ukraine à se renforcer et pour qu'elle offre en retour la sécurité grâce à l'expérience acquise".
Volodymyr Zelensky assure que leur expérience permet à l'Europe d'économiser "des milliards". "Toute l’Europe, bien sûr, et juste avant cette guerre, a dépensé des milliards pour des chars, des véhicules blindés, des tonnes de munitions et tout un tas de choses qui ne servent plus à rien depuis ces deux dernières années.
Notre expérience permet donc de transmettre les leçons de cette guerre aux pays qui ne dépenseront pas des milliards pour des chars", souligne-t-il.
Le président ukrainien défend leurs compétences en cybersécurité, dont "personne d'autre ne disposait" avant le début de l'invasion russe en février 2022, et le partage de technologies permettant de contrer les drones à longue portée. En l'occurrence, les drones iraniens fournis par Téhéran à Moscou et utilisés contre Kiev.
Les iraniens disposent de missiles et de drones d’une portée de plus de 1.000 km. Qui, en Europe, a les moyens de mener une attaque massive ou de se défendre contre des milliers de drones à une distance de plus de 4.000 km ? Personne.
Comment obtenir ces informations ?
C’est impossible.
C’est nous qui les partageons. Nous partageons tout cela", soutient Volodymyr Zelensky. "Je pense donc que c’est une situation gagnant-gagnant".
Commentaires
Enregistrer un commentaire
Merci de commenter nos articles