Mohamed Boudrika condamné à verser plus de 71 millions de dirhams à Attijariwafa Bank.

Mohamed Boudrika condamné à verser plus de 71 millions de dirhams à Attijariwafa Bank.

Mohamed Boudrika condamné à verser plus de 71 millions de dirhams à Attijariwafa Bank

Le 10 octobre 2026

Les difficultés judiciaires et financières de Mohamed Boudrika se poursuivent. L’ancien président du Raja de Casablanca et ex-député du RNI a été condamné en première instance par le tribunal de commerce de Casablanca à verser, solidairement avec la société immobilière Jnane Madyouna, plus de 71,1 millions de dirhams à Attijariwafa Bank.

La décision prévoit également l’application des intérêts légaux jusqu’à l’exécution du jugement. Mohamed Boudrika était poursuivi dans ce dossier en qualité de caution.

Le tribunal a par ailleurs fixé à son encontre une mesure de contrainte par corps au minimum légal. Le jugement reste susceptible d’appel.

Une procédure engagée en 2025

Le contentieux bancaire avait été engagé en octobre 2025. Avant de rendre sa décision, la juridiction commerciale a ordonné deux expertises afin d’examiner les éléments liés au dossier.

La condamnation prononcée en première instance intervient ainsi au terme d’une procédure opposant la banque à la société Jnane Madyouna et à son garant.

Le montant de plus de 71 millions de dirhams constitue un nouvel épisode judiciaire pour l’ancien responsable sportif et politique, déjà concerné par plusieurs procédures de nature financière.

Jnane Madyouna au centre de plusieurs contentieux

La société Jnane Madyouna, anciennement connue sous le nom de Jawharat Lahraouiyine, est également impliquée dans d’autres procédures judiciaires.

En septembre 2023, deux ordonnances de paiement avaient condamné l’entreprise à verser 12 millions de dirhams à Boissons Platina. Un nouveau jugement rendu en octobre 2024 avait ensuite porté sur un montant de 45 millions de dirhams au bénéfice du même créancier et concernait à la fois la société et son dirigeant.

Ces procédures ont notamment donné lieu à des mesures de saisie portant sur 31 biens immobiliers.

Parmi les biens concernés figurent un terrain d’une superficie supérieure à 1,8 hectare, 27 appartements ainsi que des locaux commerciaux situés dans la province de Casablanca portant le même nom que la société.

À ce stade, la mise en vente judiciaire de ces biens n’est toutefois pas établie.

Un autre litige avec le Crédit Agricole du Maroc

Le contentieux financier impliquant Mohamed Boudrika ne se limite pas à Attijariwafa Bank.

Un autre dossier concerne la société Unamatco et le Crédit Agricole du Maroc. En septembre 2024, Mohamed Boudrika et la société avaient été condamnés solidairement à verser 22 millions de dirhams.

Cette procédure constitue un autre volet des différends financiers auxquels l’ancien président du Raja est confronté.

Une condamnation pénale confirmée en appel

À ces procédures commerciales s’ajoute un dossier relevant de la justice pénale.

En juillet 2025, Mohamed Boudrika avait été condamné à cinq ans de prison ferme pour des faits d’escroquerie, de faux, d’usage de faux et d’émission de chèques sans provision.

Cette condamnation avait ensuite été confirmée en appel en novembre 2025.

Des montants à ne pas additionner automatiquement

Les différentes décisions de justice font apparaître des sommes importantes, mais leur addition ne permet pas nécessairement d’établir un montant correspondant à un endettement global de Mohamed Boudrika.

Certains dossiers concernent des sociétés distinctes, tandis que certaines procédures peuvent porter sur des obligations ou des garanties liées à des affaires différentes. Les montants évoqués dans les différents jugements doivent donc être considérés séparément.

La nouvelle décision du tribunal de commerce de Casablanca constitue néanmoins un épisode supplémentaire dans une série de procédures judiciaires et financières impliquant l’ancien dirigeant du Raja de Casablanca.



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