Législatives en Israël : La commission électorale confirme des «soupçons graves» d’irrégularités mais ils ne «remettront pas en cause» les résultats
Législatives en Israël : La commission électorale confirme des «soupçons graves» d’irrégularités mais ils ne «remettront pas en cause» les résultats.
Alors que le camp de Benyamin Nétanyahou dénonce des achats de voix via des financements étrangers qui auraient favorisé deux listes arabes, le président de la commission a pris la parole ce dimanche 1er novembre.
Publié le 01/11/2026
Publié le 01/11/2026
Les soupçons d’irrégularité ne remettront pas en cause les résultats des élections législatives, a assuré ce dimanche 1er novembre le président de la commission électorale dans une déclaration filmée, tout en confirmant qu’une enquête était en cours sur ces accusations de fraudes.
«Les soupçons qui nous ont été présentés sont graves. Nous les examinerons jusqu’au bout», assure le juge Noam Sohlberg, en référence aux accusations, relayées par le camp du Premier ministre Benyamin Nétanyahou, d’achat de voix via des financements étrangers.
«Les soupçons qui nous ont été présentés sont graves. Nous les examinerons jusqu’au bout», assure le juge Noam Sohlberg, en référence aux accusations, relayées par le camp du Premier ministre Benyamin Nétanyahou, d’achat de voix via des financements étrangers.
Mais «notre position est que, même si les soupçons venaient à être confirmés, cela ne remettrait pas en cause la régularité du processus électoral ni les résultats des élections dans leur ensemble».
Le Qatar dans le viseur
Au lendemain des législatives du 27 octobre, la commission électorale a adressé une lettre aux services du renseignement intérieur (Shin Bet) pour demander l’ouverture d’une enquête sur des soupçons de fraude électorale. Le scrutin de mardi a notamment été marqué par une percée spectaculaire des deux listes arabes (Raam et la Liste unifiée), qui ont obtenu à elles seules 19 sièges, selon les résultats définitifs.
Ces formations avaient été accusées jeudi de fraude électorale par le camp de Benyamin Nétanyahou. Des responsables et des médias ont notamment affirmé que ces partis étaient soupçonnés d’avoir reçu des fonds du Qatar pour financer l’achat de voix. Doha et les partis arabes ont rejeté ces accusations.
Dimanche, le juge Sohlberg, entouré du chef du Shin Bet et de la procureure de l’Etat durant sa déclaration, a confirmé que les soupçons concernaient «des financements provenant de l’étranger, destinés à influencer le processus électoral, et susceptibles de présenter également une dimension sécuritaire». Mais il a souligné que cette enquête ne devait «en aucun cas jeter le discrédit sur le vote de la communauté arabe».
Dans une première réaction, le Likoud, le parti de Nétanyahou, a jugé «surprenant que le juge Sohlberg fasse état de soupçons particulièrement graves de financement étranger tout en concluant par avance que ceux-ci n’ont aucune incidence sur les résultats… alors même que l’enquête n’est pas terminée».
Les résultats officiels publiés mercredi
Dimanche, le tribunal de Beersheva (sud) a par ailleurs ordonné la remise en liberté d’un suspect arrêté le jour des élections dans le cadre des soupçons d’achat de voix, tout en prolongeant la détention provisoire d’un autre suspect et en plaçant un troisième en résidence surveillée, a annoncé la police. Cette dernière avait annoncé mardi l’arrestation durant la nuit de trois personnes en possession d’enveloppes et d’argent liquide, soupçonnées d’avoir tenté d’acheter des voix au profit de la liste arabe israélienne Raam.
Le parti a, lui, nié toute implication. Son chef, Mansour Abbas, a accusé Benyamin Nétanyahou de «mentir» en accusant la minorité arabe de fraude électorale.
Le principal rival de Nétanyahou, Gadi Eisenkot, qui pourrait demander le soutien des formations arabes pour former un gouvernement, a dénoncé les propos du Premier ministre, affirmant qu’il cherchait «à délégitimer les résultats des élections».
Les résultats officiels doivent être publiés mercredi et transmis au président israélien Isaac Herzog. Celui-ci recevra toutes les formations élues pour des consultations à la suite desquelles il donnera un mandat à un des dirigeants de partis pour tenter de former un gouvernement, alors qu’aucun parti ne dispose de la majorité.
Le Qatar dans le viseur
Au lendemain des législatives du 27 octobre, la commission électorale a adressé une lettre aux services du renseignement intérieur (Shin Bet) pour demander l’ouverture d’une enquête sur des soupçons de fraude électorale. Le scrutin de mardi a notamment été marqué par une percée spectaculaire des deux listes arabes (Raam et la Liste unifiée), qui ont obtenu à elles seules 19 sièges, selon les résultats définitifs.
Ces formations avaient été accusées jeudi de fraude électorale par le camp de Benyamin Nétanyahou. Des responsables et des médias ont notamment affirmé que ces partis étaient soupçonnés d’avoir reçu des fonds du Qatar pour financer l’achat de voix. Doha et les partis arabes ont rejeté ces accusations.
Dimanche, le juge Sohlberg, entouré du chef du Shin Bet et de la procureure de l’Etat durant sa déclaration, a confirmé que les soupçons concernaient «des financements provenant de l’étranger, destinés à influencer le processus électoral, et susceptibles de présenter également une dimension sécuritaire». Mais il a souligné que cette enquête ne devait «en aucun cas jeter le discrédit sur le vote de la communauté arabe».
Dans une première réaction, le Likoud, le parti de Nétanyahou, a jugé «surprenant que le juge Sohlberg fasse état de soupçons particulièrement graves de financement étranger tout en concluant par avance que ceux-ci n’ont aucune incidence sur les résultats… alors même que l’enquête n’est pas terminée».
Les résultats officiels publiés mercredi
Dimanche, le tribunal de Beersheva (sud) a par ailleurs ordonné la remise en liberté d’un suspect arrêté le jour des élections dans le cadre des soupçons d’achat de voix, tout en prolongeant la détention provisoire d’un autre suspect et en plaçant un troisième en résidence surveillée, a annoncé la police. Cette dernière avait annoncé mardi l’arrestation durant la nuit de trois personnes en possession d’enveloppes et d’argent liquide, soupçonnées d’avoir tenté d’acheter des voix au profit de la liste arabe israélienne Raam.
Le parti a, lui, nié toute implication. Son chef, Mansour Abbas, a accusé Benyamin Nétanyahou de «mentir» en accusant la minorité arabe de fraude électorale.
Le principal rival de Nétanyahou, Gadi Eisenkot, qui pourrait demander le soutien des formations arabes pour former un gouvernement, a dénoncé les propos du Premier ministre, affirmant qu’il cherchait «à délégitimer les résultats des élections».
Les résultats officiels doivent être publiés mercredi et transmis au président israélien Isaac Herzog. Celui-ci recevra toutes les formations élues pour des consultations à la suite desquelles il donnera un mandat à un des dirigeants de partis pour tenter de former un gouvernement, alors qu’aucun parti ne dispose de la majorité.
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