Arrestation d'un conseiller municipal à Marrakech pour fraude et corruption, et l'intervention des militants des droits de l'homme.
Arrestation d'un conseiller municipal à Marrakech pour fraude et corruption, et l'intervention des militants des droits de l'homme.
Publié le 19 février 2025

Marrakech a été le théâtre de l'arrestation d'une conseillère municipale du Parti Authenticité et Modernité (PAM), accusée de fraude et de corruption, suite à une plainte déposée par un investisseur français propriétaire d'une maison d'hôtes (riad) dans la ville.
Voici tous les détails :
Les autorités ont placé en état d'arrestation, le 7 février, la conseillère municipale (N.Sh.), cheffe du comité d'urbanisme du conseil municipal, après avoir été surprise en flagrant délit de réception d'une somme d'argent dans un café de la ville ocre, accompagnée d'un médiateur nommé (M.R.), qui a un casier judiciaire bien chargé.
L'affaire remonte à un litige entre un investisseur français et l'Agence indépendante de distribution d'eau et d'électricité (RADEMA), suite à l'imposition à ce dernier d'une amende de 60.000 dirhams en raison du raccordement illégal du compteur électrique, ce qui a conduit à l'accumulation des amendes pour atteindre 100.000 dirhams depuus novembre 2024.
Le courtier, qui avait auparavant travaillé pour l'investisseur, lui a présenté le conseiller du groupe comme pouvant intervenir pour régler son problème, en échange de sommes financières.
Publié le 19 février 2025

Marrakech a été le théâtre de l'arrestation d'une conseillère municipale du Parti Authenticité et Modernité (PAM), accusée de fraude et de corruption, suite à une plainte déposée par un investisseur français propriétaire d'une maison d'hôtes (riad) dans la ville.
Voici tous les détails :
Les autorités ont placé en état d'arrestation, le 7 février, la conseillère municipale (N.Sh.), cheffe du comité d'urbanisme du conseil municipal, après avoir été surprise en flagrant délit de réception d'une somme d'argent dans un café de la ville ocre, accompagnée d'un médiateur nommé (M.R.), qui a un casier judiciaire bien chargé.
L'affaire remonte à un litige entre un investisseur français et l'Agence indépendante de distribution d'eau et d'électricité (RADEMA), suite à l'imposition à ce dernier d'une amende de 60.000 dirhams en raison du raccordement illégal du compteur électrique, ce qui a conduit à l'accumulation des amendes pour atteindre 100.000 dirhams depuus novembre 2024.
Le courtier, qui avait auparavant travaillé pour l'investisseur, lui a présenté le conseiller du groupe comme pouvant intervenir pour régler son problème, en échange de sommes financières.
L'investisseur a payé 52 000 AED en espèces par l'intermédiaire du courtier, sur la base du paiement d'une partie de l'amende, en plus de 30 000 AED supplémentaires pour achever une conception technique modifiée qui lui permettrait d'obtenir une licence de groupe pour agrandir la maison d'hôtes, y compris une licence pour servir des boissons alcoolisées.
L'investisseur a été plus tard surpris après la signature d'un contrat avec un ingénieur, car il s'est avéré que le document ne portait aucun sceau officiel, ce qui l'a poussé à se renseigner auprès du consultant, qui lui a demandé de payer un montant supplémentaire de 16.500 dirhams afin d'intervenir pour achever le reclassement de la maison d'hôtes.
Les sommes versées par l’investisseur se sont élevées à 98.500 dirhams, sans qu’aucune des promesses faites par le consultant et le médiateur n’ait été obtenue.
L'investisseur a été plus tard surpris après la signature d'un contrat avec un ingénieur, car il s'est avéré que le document ne portait aucun sceau officiel, ce qui l'a poussé à se renseigner auprès du consultant, qui lui a demandé de payer un montant supplémentaire de 16.500 dirhams afin d'intervenir pour achever le reclassement de la maison d'hôtes.
Les sommes versées par l’investisseur se sont élevées à 98.500 dirhams, sans qu’aucune des promesses faites par le consultant et le médiateur n’ait été obtenue.
Au contraire, ces derniers ont continué à lui réclamer des sommes supplémentaires, ce qui l’a poussé à déposer une plainte auprès des autorités compétentes.
Les autorités concernées ont pris des mesures après avoir reçu la plainte et ont tendu une embuscade à la suspecte, où elle a été surprise en flagrant délit de réception d'une somme d'argent de l'investisseur dans un café, et elle a été arrêtée avec le médiateur.
L'Observatoire national de lutte contre la corruption et de protection des deniers publics a annoncé sa constitution de partie civile dans cette affaire et a désigné l'avocat Abdelhafidh Qafo, du barreau de Marrakech, pour plaider au nom de l'institution des droits de l'homme.
L'arrestation de la conseillère a suscité une large polémique, d'autant plus qu'elle figurait sur la liste de la ministre et maire Fatima Zahra El Mansouri lors des élections du 8 septembre 2021, ce qui risque d'accroître les répercussions du dossier au sein des cercles politiques.
Les autorités concernées ont pris des mesures après avoir reçu la plainte et ont tendu une embuscade à la suspecte, où elle a été surprise en flagrant délit de réception d'une somme d'argent de l'investisseur dans un café, et elle a été arrêtée avec le médiateur.
L'Observatoire national de lutte contre la corruption et de protection des deniers publics a annoncé sa constitution de partie civile dans cette affaire et a désigné l'avocat Abdelhafidh Qafo, du barreau de Marrakech, pour plaider au nom de l'institution des droits de l'homme.
L'arrestation de la conseillère a suscité une large polémique, d'autant plus qu'elle figurait sur la liste de la ministre et maire Fatima Zahra El Mansouri lors des élections du 8 septembre 2021, ce qui risque d'accroître les répercussions du dossier au sein des cercles politiques.
L’opinion publique marocaine attend avec impatience l’issue de cette affaire qui remet au premier plan le débat sur la transparence et l’intégrité dans la gestion des affaires locales.
Source : En arabe
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