Centres d'appels : Adoption d'une proposition de loi en France interdisant les appels Marketing.

L’Assemblée nationale française a adopté une proposition de loi interdisant les appels marketing sans le consentement préalable du consommateur. Une décision qui menace directement les centres d’appels marocains, dont près de 20 % des revenus proviennent du télémarketing.

Publié le jeudi 20 février 2025
L’Assemblée nationale française a adopté une proposition de loi interdisant les appels marketing sans le consentement préalable du consommateur. Une décision qui menace directement les centres d’appels marocains, dont près de 20 % des revenus proviennent du télémarketing.
Ce passage d’un système d’ »opt-out » (retrait implicite) à un système d’ »opt-in » (adhésion explicite) complique davantage l’activité des professionnels marocains du secteur, qui doivent désormais repenser leurs stratégies pour s’adapter à cette nouvelle réglementation.
Cette réforme intervient en réponse au ras-le-bol des Français face aux sollicitations commerciales téléphoniques jugées envahissantes.Une enquête réalisée par UFC-Que Choisir révèle que 97 % des personnes interrogées se disent exaspérées par ces appels.
Cette réforme intervient en réponse au ras-le-bol des Français face aux sollicitations commerciales téléphoniques jugées envahissantes.Une enquête réalisée par UFC-Que Choisir révèle que 97 % des personnes interrogées se disent exaspérées par ces appels.
Pour les centres d’appels marocains, notamment les petites structures fortement dépendantes du marché français, cette nouvelle donne constitue un véritable défi.
Un secteur vital en péril
Le télémarketing est un pilier du secteur de l’externalisation au Maroc, en particulier dans la gestion de la relation client (CRM). Selon les professionnels, il représente environ 20 % du chiffre d’affaires des centres d’appels.
Un secteur vital en péril
Le télémarketing est un pilier du secteur de l’externalisation au Maroc, en particulier dans la gestion de la relation client (CRM). Selon les professionnels, il représente environ 20 % du chiffre d’affaires des centres d’appels.
L’impact de cette nouvelle loi risque d’être significatif, surtout pour les plus petites structures qui ne disposent pas des moyens de diversification des grands groupes.
Jusqu’ici, la législation française imposait aux consommateurs de s’inscrire sur une liste pour ne plus recevoir d’appels commerciaux (système de désinscription). Désormais, avec le passage à un système d’adhésion préalable, les entreprises ne pourront contacter les clients que si ces derniers ont donné leur consentement explicite, ce qui réduira considérablement le nombre de prospects disponibles.
Les chiffres illustrent l’ampleur de l’enjeu : au cours des deux dernières années, le secteur des centres d’appels a généré entre 10.000 et 15.000 emplois. Cette situation met en évidence l’impératif de diversifier les activités du secteur et d’anticiper les mutations réglementaires internationales.
Khalil El Khabbat, analyste des marchés et cadre financier, avertit que « le passage à un système d’adhésion préalable en France représente un sérieux coup de frein pour les centres d’appels marocains, dont la clientèle est majoritairement française. Cette réforme entraînera inévitablement une baisse du nombre de prospects, ce qui pourrait affecter la croissance et l’emploi dans le secteur« .
Dans une déclaration un expert nous explique que « les centres d’appels constituent un moteur économique essentiel, générant près de 14 milliards de dirhams par an et employant plus de 100 000 personnes, majoritairement des jeunes. Sans stratégie alternative, cette nouvelle législation risque de provoquer la disparition de milliers d’emplois ».
Au-delà des contraintes réglementaires, les centres d’appels marocains doivent faire face à un autre défi : l’essor de l’intelligence artificielle (IA). Si certains redoutent qu’elle remplace progressivement les emplois humains, d’autres y voient une opportunité de transformation.
L’automatisation des tâches répétitives permet aux centres d’appels d’optimiser leur productivité et de recentrer leurs agents sur des missions à plus forte valeur ajoutée, telles que le conseil et l’assistance personnalisée.
De nombreuses entreprises marocaines ont déjà commencé à intégrer des solutions d’IA dans leurs services. Chatbots, assistants virtuels et systèmes de self-service permettent de traiter les demandes courantes de manière autonome, tout en laissant aux agents humains la gestion des interactions plus complexes.
Entre réglementations restrictives et révolutions technologiques, le secteur marocain des centres d’appels doit impérativement se réinventer. L’adoption des technologies les plus avancées, l’amélioration continue de la qualité des services et l’investissement dans la formation des ressources humaines seront déterminants pour maintenir la compétitivité du secteur.
En explorant de nouveaux marchés et en diversifiant leurs activités, les entreprises marocaines pourront limiter leur dépendance à la législation française et garantir la pérennité d’un secteur stratégique pour l’économie nationale.
Jusqu’ici, la législation française imposait aux consommateurs de s’inscrire sur une liste pour ne plus recevoir d’appels commerciaux (système de désinscription). Désormais, avec le passage à un système d’adhésion préalable, les entreprises ne pourront contacter les clients que si ces derniers ont donné leur consentement explicite, ce qui réduira considérablement le nombre de prospects disponibles.
Les chiffres illustrent l’ampleur de l’enjeu : au cours des deux dernières années, le secteur des centres d’appels a généré entre 10.000 et 15.000 emplois. Cette situation met en évidence l’impératif de diversifier les activités du secteur et d’anticiper les mutations réglementaires internationales.
Khalil El Khabbat, analyste des marchés et cadre financier, avertit que « le passage à un système d’adhésion préalable en France représente un sérieux coup de frein pour les centres d’appels marocains, dont la clientèle est majoritairement française. Cette réforme entraînera inévitablement une baisse du nombre de prospects, ce qui pourrait affecter la croissance et l’emploi dans le secteur« .
Dans une déclaration un expert nous explique que « les centres d’appels constituent un moteur économique essentiel, générant près de 14 milliards de dirhams par an et employant plus de 100 000 personnes, majoritairement des jeunes. Sans stratégie alternative, cette nouvelle législation risque de provoquer la disparition de milliers d’emplois ».
Au-delà des contraintes réglementaires, les centres d’appels marocains doivent faire face à un autre défi : l’essor de l’intelligence artificielle (IA). Si certains redoutent qu’elle remplace progressivement les emplois humains, d’autres y voient une opportunité de transformation.
L’automatisation des tâches répétitives permet aux centres d’appels d’optimiser leur productivité et de recentrer leurs agents sur des missions à plus forte valeur ajoutée, telles que le conseil et l’assistance personnalisée.
De nombreuses entreprises marocaines ont déjà commencé à intégrer des solutions d’IA dans leurs services. Chatbots, assistants virtuels et systèmes de self-service permettent de traiter les demandes courantes de manière autonome, tout en laissant aux agents humains la gestion des interactions plus complexes.
Entre réglementations restrictives et révolutions technologiques, le secteur marocain des centres d’appels doit impérativement se réinventer. L’adoption des technologies les plus avancées, l’amélioration continue de la qualité des services et l’investissement dans la formation des ressources humaines seront déterminants pour maintenir la compétitivité du secteur.
En explorant de nouveaux marchés et en diversifiant leurs activités, les entreprises marocaines pourront limiter leur dépendance à la législation française et garantir la pérennité d’un secteur stratégique pour l’économie nationale.
Commentaires
Enregistrer un commentaire
Merci de commenter nos articles