Projet de dessalement : Des rapports d’expertise falsifiés révélés !!!
Le quotidien Hespress a appris, de sources bien informées, que des rapports d’expertise falsifiés se sont glissés dans un vaste projet de dessalement d’eau de mer.
Publié le lundi 17 février 2025
Le quotidien Hespress a appris, de sources bien informées, que des rapports d’expertise falsifiés se sont glissés dans un vaste projet de dessalement d’eau de mer.
Une société, mandatée en sous-traitance pour assurer le contrôle technique et l’audit au profit du maître d’ouvrage, a sollicité un laboratoire spécialisé en construction et travaux publics afin d’établir des rapports d’expertise et de valider des travaux déjà achevés, sans que ses ingénieurs et techniciens n’en aient assuré le suivi ni la vérification.
Face à cette demande, ces derniers ont catégoriquement refusé de produire ou d’apposer leur signature sur plus d’une centaine de rapports, estimant qu’aucune validation ne pouvait être faite sans inspection préalable ou contrôle rigoureux des travaux réalisés.
Selon les mêmes sources, les rapports frauduleux concernent principalement les essais de réception des fonds de fouilles, la formulation des bétons, ainsi que divers tests de contrôle du béton, notamment l’affaissement, la résistance à la compression et à la traction par fendage, la masse volumique, et les essais de carottage sur béton.
Selon les mêmes sources, les rapports frauduleux concernent principalement les essais de réception des fonds de fouilles, la formulation des bétons, ainsi que divers tests de contrôle du béton, notamment l’affaissement, la résistance à la compression et à la traction par fendage, la masse volumique, et les essais de carottage sur béton.
D’après les informations obtenues par le journal, l’entreprise en question a exercé une forte pression sur le laboratoire afin d’obtenir rapidement les documents requis. Dans plusieurs courriels, elle a fait état du refus d’un de ses techniciens de se rendre physiquement sur le chantier pour assurer le suivi des travaux.
Les mêmes sources soulignent que ce technicien a opposé une fin de non-recevoir à toute validation des rapports d’expertise, insistant pour que son absence aux différentes étapes du projet ne soit pas mentionnée par le client – en l’occurrence, la société en charge du contrôle technique et de l’audit.
Les mêmes sources soulignent que ce technicien a opposé une fin de non-recevoir à toute validation des rapports d’expertise, insistant pour que son absence aux différentes étapes du projet ne soit pas mentionnée par le client – en l’occurrence, la société en charge du contrôle technique et de l’audit.
Malgré cette absence totale de supervision, les travaux se sont poursuivis normalement jusqu’à leur achèvement, sans qu’aucune intervention ne soit effectuée.
Aussi, ce laboratoire, déjà impliqué dans d’autres projets, a pris l’habitude de fournir à diverses entreprises de contrôle technique, d’audit et aux maîtres d’ouvrage des « rapports standard«, facilement adaptables aux tests à certifier.
Aussi, ce laboratoire, déjà impliqué dans d’autres projets, a pris l’habitude de fournir à diverses entreprises de contrôle technique, d’audit et aux maîtres d’ouvrage des « rapports standard«, facilement adaptables aux tests à certifier.
Ces documents, rédigés de manière générique, permettaient ainsi d’obtenir des validations sans qu’aucun technicien ou ingénieur responsable ne soit physiquement présent sur le terrain, et sans qu’aucun échantillon de sol, de ciment ou d’autres matériaux de construction ne soit prélevé à des fins d’analyse expérimentale.
Les sources précisent que le projet affecté par ces rapports d’expertise frauduleux concerne une canalisation destinée au dessalement de l’eau de mer, reliant deux villes de la région Casablanca-Settat sur une distance d’environ 10 kilomètres.
Les sources précisent que le projet affecté par ces rapports d’expertise frauduleux concerne une canalisation destinée au dessalement de l’eau de mer, reliant deux villes de la région Casablanca-Settat sur une distance d’environ 10 kilomètres.
Face à l’urgence de la situation hydrique actuelle, marquée par la sécheresse et la raréfaction des ressources en eau, le rythme d’exécution des travaux a été considérablement accéléré afin d’assurer une mise en service rapide de cette infrastructure.
Par ailleurs, plusieurs laboratoires spécialisés dans la construction et les travaux publics dénoncent la pression financière imposée par les budgets limités des maîtres d’ouvrage, la concurrence exacerbée entre les acteurs du secteur, ainsi que la complexité du processus de reclassement, condition essentielle pour accéder aux marchés publics.
Par ailleurs, plusieurs laboratoires spécialisés dans la construction et les travaux publics dénoncent la pression financière imposée par les budgets limités des maîtres d’ouvrage, la concurrence exacerbée entre les acteurs du secteur, ainsi que la complexité du processus de reclassement, condition essentielle pour accéder aux marchés publics.
À cela s’ajoutent des délais de paiement excessivement longs, qui ont aggravé les difficultés financières des laboratoires concernés et conduit plusieurs d’entre eux à la faillite.
Face à cette situation critique, les professionnels du secteur interpellent régulièrement les autorités afin de garantir une attribution des marchés basée sur l’offre la plus avantageuse, à travers des prix de référence clairement définis, des cahiers des charges rigoureux et exécutables, ainsi que des délais de paiement respectés.
Face à cette situation critique, les professionnels du secteur interpellent régulièrement les autorités afin de garantir une attribution des marchés basée sur l’offre la plus avantageuse, à travers des prix de référence clairement définis, des cahiers des charges rigoureux et exécutables, ainsi que des délais de paiement respectés.
Ils réclament également un renforcement des mécanismes de contrôle et d’évaluation, en mettant l’accent sur la transparence et l’équité dans l’octroi des marchés.
Selon les informations obtenues par Hespress, le laboratoire impliqué dans cette affaire a déposé une demande auprès du ministère de l’Équipement et de l’Eau pour obtenir un nouveau classement lui permettant d’accéder à des marchés publics de plus grande envergure.
Selon les informations obtenues par Hespress, le laboratoire impliqué dans cette affaire a déposé une demande auprès du ministère de l’Équipement et de l’Eau pour obtenir un nouveau classement lui permettant d’accéder à des marchés publics de plus grande envergure.
Il aurait également utilisé des attestations de référence obtenues sur des projets réalisés pour des institutions et entreprises publiques afin d’étayer sa demande.
Les mêmes sources indiquent que le ministère a déjà procédé à une réforme du système de classification et d’agrément des entreprises et laboratoires spécialisés en construction et travaux publics, ainsi que des bureaux d’études.
Les mêmes sources indiquent que le ministère a déjà procédé à une réforme du système de classification et d’agrément des entreprises et laboratoires spécialisés en construction et travaux publics, ainsi que des bureaux d’études.
Cette réforme, initiée en 2017 sur la base d’un cadre existant depuis 1994, vise à pallier les conséquences négatives de l’attribution de marchés publics à des entreprises non qualifiées, un phénomène qui impacte la qualité des ouvrages en matière de délais et de coûts.
Par Khadija KHETTOU.
Commentaires
Enregistrer un commentaire
Merci de commenter nos articles