Les partis politiques et les syndicats… sont devenues un véritable obstacle aux grands projets royaux.

Les partis politiques et les syndicats… sont devenues un véritable obstacle aux grands projets royaux.



Publié le 22 juillet 2025
Dernière mise à jour : le 12 janvier 2026

Au Maroc aujourd'hui, malgré les efforts considérables déployés par le roi Mohammed VI pour lancer de grands projets stratégiques, un problème silencieux mais mortel se pose : les partis politiques et les syndicats, qui, au lieu d'être des partenaires dans la construction, sont devenus un obstacle au développement, en raison d'une logique de favoritisme, d'un manque de compétences et de la marginalisation de cadres compétents et honnêtes.

Ministères mis aux enchères lors d'une fête…

Depuis l'arrivée d'Aziz Akhannouch au pouvoir, le Rassemblement national des indépendants (RNI) a distribué les postes ministériels en fonction de la loyauté envers le leader vénéré plutôt que des compétences.
Comment expliquer la nomination d'un secrétaire d'État aux Industries traditionnelles sans expérience de terrain ni lien réel avec le secteur ?

Comment justifier les piètres performances du ministre de l'Éducation, incapable de mettre en œuvre la vision royale de la réforme des écoles publiques, et du ministre de la Santé, qui a plongé le secteur dans une improvisation administrative sans précédent, la colère des syndicats, la dégradation des services et la promotion du secteur privé au détriment du secteur public ?

Quant au porte-parole du gouvernement, il est devenu la risée de tous, ses interventions médiatiques se transformant en leçons de déni, de sophisme et de désinformation.

Dans le secteur culturel, les Marocains n'étaient pas mieux lotis avec un ministre incapable de protéger la diversité culturelle marocaine ou de promouvoir les affaires créatives et artistiques, car il semble que le ministère soit devenu une simple fonction symbolique servant à décorer le gouvernement, à encourager la trivialité et le mépris du goût du citoyen marocain et à porter atteinte à l'identité islamique marocaine.

Exclure les personnes compétentes au sein des partis politiques… une politique systématique

Quiconque osait dénoncer la corruption au sein du parti ou proposer une alternative rationnelle et patriotique était marginalisé, exclu, voire poursuivi en justice. 

Des individus compétents étaient écartés au profit de figures froides, silencieuses et serviles, dont la seule compétence politique résidait dans l'obéissance et la soumission aux secrétaires généraux.

Les dirigeants du parti, tous bords politiques confondus, traitaient leurs partis comme des fiefs privés ou des entreprises corrompues, et craignaient quiconque osait penser par lui-même ou se livrer à une analyse réaliste et scientifique.

Les syndicats… complices de l’obstruction, pas de la réforme

Quant aux syndicats, ils se sont eux aussi égarés. Ils ne sont plus la voix de la classe ouvrière et des employés, mais se sont transformés, dans bien des cas, en groupes de pression politique qui entravent toute véritable réforme royale, sous prétexte de défendre les « droits acquis », alors qu'en réalité ils protègent les intérêts des dirigeants syndicaux.

Et l’opposition… un mouvement populiste qui induit le citoyen en erreur.

À l'opposé d'un gouvernement incompétent, on trouve une opposition bruyante mais creuse, qui recourt au populisme et à une rhétorique vide sans proposer d'alternatives réalistes. 

Cette opposition ne défend pas les citoyens ; elle cherche simplement à surfer sur la vague et à marquer des points électoraux. 
En temps de crise, le bruit sans solutions n'a pas sa place, et une opposition qui égare le peuple au lieu de l'éclairer et de développer des formes novatrices de lutte pour défendre ses intérêts n'apporte aucun bénéfice.

Le roi critique… alors qui ose réformer ?

Le roi Mohammed VI a exprimé à maintes reprises, dans des discours clairs, son mécontentement face à la lenteur de la mise en œuvre des projets et au déclin de l'action politique, appelant à plus d'efficacité et de transparence. Mais les partis politiques restent sourds, les syndicats sont complices et l'opposition induit la nation en erreur, tandis que celle-ci en subit les conséquences.
En fin de compte,

ce qui se produit aujourd'hui est une tentative de coup d'État déguisé contre le sérieux du Roi, orchestrée par des partis politiques défaillants, des syndicats moribonds et une opposition trompeuse.

L'heure est venue d'une véritable prise de conscience qui rompe avec l'opportunisme politique et opère une révolution du Roi et du peuple, ouvrant la voie à des talents nationaux libres, productifs et patriotiques qui restaureront le sens du travail politique comme service public, et non comme système de favoritisme.

Il est impossible de construire un État fort, démocratique et juste avec des institutions et des partis gangrenés par la corruption, la tyrannie, l'injustice, l'oppression et autres maux.

*Aziz Al-Daroush est un militant politique.



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