RUPTURE STRATEGIQUE

RUPTURE STRATEGIQUE.


© Le Président Donald Trump s'insurge. (Image d'illustration)

Publié le 07 janvier 2026

Et si Trump avait compris l’élément clé pour ne pas reproduire l’échec des néo conservateurs en Irak

Les frappes américaines contre les installations nucléaires iraniennes et l’opération spectaculaire ayant conduit à l’arrestation de Nicolás Maduro à Caracas marquent-elles une rupture profonde dans la manière dont Washington conçoit l’usage de la force ? 

À rebours des guerres longues et coûteuses d’Irak ou d’Afghanistan, l’administration Trump semble privilégier des interventions rapides, ciblées et politiquement rentables, assumant un recours décomplexé à la coercition militaire sans projet de reconstruction ni référence explicite à l’ordre international issu de 1945. 

Derrière l’efficacité apparente de ces opérations « chirurgicales » se dessinent pourtant des interrogations majeures sur l’avenir du multilatéralisme, la stabilité des États fragilisés et le retour possible à un monde régi avant tout par le rapport de force.


En juin 2025, les États-Unis attaquaient les infrastructures nucléaires iraniennes dans le cadre d’une opération éclair. 
Plus récemment, l’administration Trump a aussi mené l’opération “Maduro” et capturé le président Vénézuélien directement à Caracas. 

Dans quelle mesure faut-il penser que ces deux opérations témoignent d’un changement de doctrine militaire, comparativement à l’Irak ou l’Afghanistan par exemple ?

Yohan Briant : Dans un premier temps, il faut être très prudent et replacer ces opérations dans leur contexte régional. La politique étrangère et militaire des États-Unis a une caractéristique essentielle : c’est un acteur global, capable d’intervenir partout, et qui développe donc des doctrines différenciées selon les régions et les cibles. 

On le voit très bien dans le Pacifique, où il existe une doctrine propre. Pour l’Iran, par exemple, la menace formulée par Donald Trump doit être pensée à la fois en lien avec la stratégie américaine dans le Pacifique et avec les répercussions régionales au Moyen-Orient. L’Iran n’est pas le Venezuela. C’est un acteur autrement plus puissant, plus structurant sur le plan régional. Malgré la perte d’influence de ses réseaux de proxys depuis le 7 octobre, l’Iran reste un acteur régional majeur. Un effondrement du régime iranien, même bref, produirait des conséquences régionales extrêmement lourdes, notamment en raison de l’incertitude sur ce qui émergerait ensuite et sur la durée du chaos. Décapiter le régime iranien est, en outre, beaucoup plus complexe. Les Gardiens de la Révolution sont profondément intégrés dans l’ensemble du système politique, militaire et économique. Ce n’est pas simplement une élite dirigeante : c’est un système.

À l’inverse, au Venezuela, le système Maduro est moins intégré et s'apparente d'avantage à une caste au pouvoir. Une fois la tête coupée, il est plus facile d’imaginer une continuité institutionnelle avec un autre dirigeant pouvant s’insérer dans les structures existantes. En Iran, le renversement de la République islamique impliquerait nécessairement la mise en place d’un nouveau régime politique, avec un risque de désordre majeur. Il faut donc absolument tenir compte de ces différences structurelles et régionales. 

L’évolution que vous évoquez est avant tout dictée par les intérêts américains, et ces intérêts ne sont pas les mêmes selon les théâtres d'opérations.

En Irak, il y avait aussi une prise en compte du contexte régional, mais avec une erreur de calcul majeure : les États-Unis se voyaient comme des reconstructeurs. Il y avait une véritable ambition de state building, avec l’idée de renverser le régime et de reconstruire un État compatible avec leurs standards internationaux. Cette logique s’est révélée largement hors-sol, que ce soit en Irak ou dans des cas comme la Bosnie, où le pays tient, mais où le régime fonctionne mal. Aujourd’hui, on est dans une configuration très différente : la seule exigence, finalement, est que le régime en place soit favorable aux intérêts américains. Peu importe qu’il soit démocratique ou autoritaire. Cela pourrait être une nouvelle dictature au Venezuela, ou un régime autoritaire post-théocratique en Iran. Dans ce cadre-là, les États-Unis n’ont plus la même implication : ils se contentent de renverser un régime, sans volonté manifeste de s’engager dans la reconstruction politique ou institutionnelle.

La débaasification, qui a eu lieu en Irak après avoir renversé Saddam Hussein, constitue une erreur majeure nous l’avons dit. Il est probable qu’en garantissant aux échelons inférieurs – tant en Iran qu’au Vénézuela, d’ailleurs – l’absence d’un phénomène de purge comparable, on se préserve d’une partie du chaos qui a pu émerger alors. Pour autant, il est probable que ce ne soit pas exactement suffisant. Le prisme américain reste nécessairement incomplet. Les États-Unis n’ont pas une cartographie parfaite des sociétés iranienne ou vénézuélienne. Prenons le Venezuela : il est très peu probable que la diaspora, installée à l’étranger depuis des années, revienne massivement pour reconstruire le pays. Il faudra donc composer avec les structures locales et les populations sur place. Certes, une majorité souffre du régime, mais cela ne signifie pas pour autant qu’il existe un consensus politique clair sur l’avenir du pays. Le problème majeur, c’est l’absence de leadership évident. Il existe des figures d’opposition, mais elles sont fragmentées, concurrentes, et ne font pas consensus. Dans ces conditions, même en garantissant l’absence de purges, rien ne permet d’anticiper la forme du régime qui émergera, ni sa légitimité populaire.

En Iran, la situation est encore plus complexe. L’opposition est extrêmement éclatée, hétérogène, sans centre de gravité clair. Il n’existe donc aucune garantie qu’un changement de régime se traduise par une stabilisation politique.

Stéphane Audrand : Pour comprendre précisément ce qui s’est joué au Venezuela, il faut certainement se méfier des conclusions hâtives. En vérité, l’action américaine au Venezuela a assez peu à voir avec ce qui a pu se dérouler en 2003 en Irak : on parle, fondamentalement, d’une opération qui ne sert pas la même intention et ne prend pas la même forme. Dans les faits, rappelons-le, nous n’avons d’ailleurs pas assisté stricto sensu à un changement de régime de la part de Donald Trump. Revenons-en davantage à l’historique des actions américaines dans ce que l’on pourrait appeler leur « étranger proche », sur le temps long, depuis le XIXᵉ siècle. À cet égard, il existe de nombreuses similitudes entre ce que les États-Unis ont fait récemment et ce qu’ils faisaient à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle : une forme de pilotage, parfois par la force, de certains États de leur voisinage stratégique. L’Irak,à titre de comparaison, correspondait fondamentalement à une guerre de changement de régime, avec invasion et engagement massif de troupes au sol.

Or Donald Trump, sur ce point, est assez cohérent dans sa vision de l’usage de la force. Il rejette clairement les guerres au sens classique du terme, c’est-à-dire les interventions militaires prolongées avec engagement durable de soldats américains sur le terrain, coûteuses financièrement et politiquement sur le long terme. En revanche, il ne rejette absolument pas l’usage de la force. Simplement, pour lui, cet usage ne relève pas de la guerre. Il s’agit de la capacité des États-Unis à frapper, potentiellement n’importe où sur la planète. Que ce soit pour frapper le programme nucléaire iranien ou pour aller chercher Nicolás Maduro chez lui, de nuit, c’est exactement la même logique : « j’ai le bras le plus long et le plus puissant, je m’en sers comme je l’entends ». Mais, dans son esprit, ce n’est pas faire la guerre ; c’est exercer une coercition extrêmement forte. C’est précisément pour cette raison que cela n’a pas grand-chose à voir avec 2003.

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Dans quelle mesure faut-il penser que de telles opérations presque “chirurgicales” et n’impliquant pas de troupes américaines au sol présentent un intérêt stratégique particulier ? Faut-il penser que Donald Trump a tiré les leçons de conflits passés précédemment évoqués ?

Stéphane Audrand : Si l’on peut évidemment dire de Nicolás Maduro qu’il était un dictateur aux manettes d’un régime détestable, il ne faut pas pour autant penser que les Vénézuéliens vont pouvoir vivre plus librement. On peut l’espérer, mais à ce stade, tout cela semble très mal engagé. J’ai d’ailleurs tendance à penser que ce type d’opération, observée au Vénézuela, n’est pas nécessairement moins dangereuse que celle type Irak. 

La menace est différente, mais pas forcément moindre. Je m’explique : en 1945, il y a eu un grand compromis fondateur avec la création des Nations unies. 
Ce compromis reposait sur l’organisation d’un ordre international confié aux puissances les plus fortes de l’époque, réunies au sein du Conseil de sécurité, à une condition absolument centrale et historiquement inédite : qu’elles acceptent de s’auto-restreindre sur un certain nombre d’actions fondamentales. 
En particulier, le respect de l’intégrité territoriale des États et le respect de leurs structures gouvernementales.

Bien sûr, ce compromis n’a jamais été parfait. Il y a toujours eu des zones où cela fonctionnait plus ou moins bien. On sait très bien que, par exemple, lorsqu’il y avait un désaccord au sein du pacte de Varsovie, cela se réglait parfois sous les chenilles des chars soviétiques. 

Mais, globalement, les États-Unis faisaient partie des puissances qui adhéraient plutôt bien à cet accord. 
Ils ont certes mené de nombreuses opérations de « regime change » après 1945, mais l’Amérique restait attachée à l’idée qu’il existait des lignes à ne pas franchir. Avec plus ou moins de réserve, certes, mais cette idée était là. 

Ce qui n’était finalement pas si grave, c’était lorsque l’Amérique violait un principe tout en continuant à le reconnaître. Elle disait, en substance : « J’adhère toujours à ce principe. Je suis un membre responsable du Conseil de sécurité, le pilier de l’OTAN, la démocratie de référence, le champion de la paix. Bon, d’accord, j’ai bombardé tel pays, mais c’est un cas particulier, il ne faut pas en faire une règle générale. » 
La règle, justement, devait rester la paix, le droit et la souveraineté des États. Et si ce système a globalement fonctionné, malgré toutes ses entorses, c’est parce qu’on est passé d’environ 50 États à près de 200 entre 1949 et 2025. 

Pour la première fois dans l’histoire humaine, de petites nations pouvaient exister sans transpirer à l’idée qu’un navire de guerre d’une grande puissance passe à proximité de leurs côtes.
Aujourd’hui, avec Donald Trump, ce qui est véritablement grave dans le bombardement du Venezuela ou de l’Iran, ce n’est pas tant l’acte en lui-même. C’est le fait que Trump ne se réfère plus du tout à l’ONU, ne parle plus des grands principes, ne fait même plus semblant. 

Il n’en a, pour ainsi dire, strictement rien à faire. On est dans une utilisation chimiquement pure de la puissance. Il raisonne ainsi : « J’ai la puissance, pourquoi devrais-je me restreindre ? Je n’en ai plus envie. » Et c’est en cela que c’est dangereux. Ce n’est pas l’acte isolé, c’est l’absence totale de cadre, de justification, de temporalité. Si cette parenthèse ouverte par Trump ne se referme pas rapidement, les États-Unis sortiront du compromis de 1945, comme la Russie de Vladimir Poutine en est sortie, et comme d’autres puissances sont en train de le faire. Cela signifie que nous allons revenir à un monde anarchique, proche de celui du milieu du XIXᵉ siècle : un monde où les petites puissances doivent impérativement se chercher un protecteur ou accepter d’être pillées, dominées, voire colonisées.

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C’est un monde extrêmement brutal, dans lequel il faut se soumettre à quelqu’un pour survivre. Si l’on est assez grand, on s’en sortira peut-être. Sinon, tant pis.

Yohan Briant : Ces opérations présentent plusieurs avantages. D’abord, sur le plan politique interne : n’oublions pas que Donald Trump s’est fait élire en grande partie en promettant de se concentrer sur les problèmes domestiques, notamment le pouvoir d’achat. Ces opérations permettent de montrer une action forte à l’international sans s’engager dans des guerres longues, coûteuses et impopulaires comme l’Irak ou l’Afghanistan. Ensuite, sur le plan opérationnel, ce type d’intervention est beaucoup plus léger en termes de logistique, de coûts et de mobilisation des forces. 

Les États-Unis cherchent aujourd’hui à conserver un maximum de capacités disponibles en prévision d’une conflictualité majeure dans le Pacifique. Ils n’ont aucun intérêt à immobiliser troupes et matériels sur d’autres théâtres. Enfin, il y a un signal stratégique très fort. Trump est un dirigeant qui privilégie le rapport de force, en particulier face à des régimes autoritaires. Une opération chirurgicale, rapide et efficace, démontre la supériorité tactique et militaire américaine, y compris face à des États équipés de matériel chinois ou russe. 

Cela répond aussi au discours sur le prétendu déclin militaire des États-Unis. Malgré des difficultés industrielles ou des tensions sur les stocks liées au soutien à l’Ukraine et à Israël, les États-Unis conservent une supériorité opérationnelle et une expérience du combat sans équivalent.

Si l’on compare les deux options, il faut être clair : une opération ponctuelle, qui ne coûte aucune vie ou presque, mais qui peut déboucher sur une phase de chaos, reste préférable à une guerre longue qui coûte énormément de vies humaines et qui, au final, aboutit elle aussi à une situation chaotique. Dans les deux cas, le risque de désordre existe ; la différence majeure réside dans le coût humain.
Quant à savoir si Donald Trump a tiré les leçons de l’Irak et de l'Afghanistan, c’est difficile à dire. Sans doute, au moins pour partie. Indéniablement, le contexte géopolitique a beaucoup changé. C’est vrai aussi sur le plan technologique et force est de constater que ces opérations sont aujourd’hui beaucoup moins coûteuses, au sens large – économique, politique, diplomatique et humain. Il apparaît clair, en outre, que Donald Trump se moque assez largement de l’ordre international. Il n’a pas besoin d’aval onusien pour ce type d’opérations. L’argumentaire juridique autour du narcotrafic et de l’arrestation permet aussi de contourner le Congrès, ce qui lui offre une liberté d’action considérable.

Ce que l’on peut dire, c’est que Donald Trump s’inscrit dans une logique idéologique héritée de Ronald Reagan : la doctrine de “la paix par la force”. Historiquement, cette notion s’est cristallisée pendant la Guerre froide, notamment dans les années 1980. L’idée est simple : maintenir une puissance militaire crédible permet d’éviter la guerre en dissuadant l’adversaire. Cela implique non seulement d’avoir la force, mais aussi d’être crédible dans la menace de son utilisation. C’est une logique de coercition. Cette notion est restée très présente dans le vocabulaire stratégique républicain, et l’épisode syrien sous Obama, avec la fameuse « ligne rouge », a profondément marqué les esprits en termes de crédibilité stratégique. En l’état, le président américain se perçoit comme engagé dans une forme de guerre civilisationnelle, même si les termes ont changé. Là où Reagan affrontait l’URSS, Trump se positionne contre ce qu’il perçoit comme une menace civilisationnelle plus diffuse.

Quel pourrait être l’impact, à moyen ou à long terme, d’opérations type Iran ou Venezuela, sur l’ordre international ? La notion de “paix par la force” peut-elle permettre aux États-Unis de jouer un rôle de “gendarmes du monde” ?

Yohan Briant : On observe déjà un durcissement des postures et des discours. 
Les menaces de Donald Trump sont désormais prises beaucoup plus au sérieux, ce qui renforce paradoxalement leur efficacité. Il y a aussi un profond paradoxe : La Chine, proche alliée du Venezuela, se pose désormais en championne du droit international, alors même qu’elle viole régulièrement la souveraineté d’autres États. 
On va assister à une multiplication des postures discursives et à un renforcement des clivages internationaux. Dans les semaines à venir, il faudra surtout observer la réaction chinoise. Pas nécessairement autour de Taïwan, mais plutôt dans sa manière de tenter de tirer parti de l’érosion de l’image américaine pour gagner un ascendant diplomatique. 
C’est là que se jouera une partie importante de la séquence actuelle.

Sur le plan stratégique, les États-Unis pourraient aussi reprendre pied en Amérique latine, où la Chine avait largement étendu son influence au cours de la dernière décennie. 

La réaction chinoise sera donc déterminante, probablement sous la forme d’une confrontation diplomatique et stratégique accrue, sans nécessairement aller jusqu’au conflit armé. Enfin, il ne faut pas oublier que le Venezuela était aussi un allié historique de la Russie. 

La condamnation de l’opération par Vladimir Poutine montre bien que Donald Trump n’a pas d’alliés permanents, seulement des partenaires de circonstance. Cela contribue à un climat international de plus en plus conflictuel et instable.

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Stéphane Audrand : Contrairement à d’autres, je ne crois pas que le terme de “paix par la force” soit particulièrement adapté pour décrire ce qui se passe. Et pour cause ! La paix n’est pas l’objectif recherché. Elle n’a, en tant que valeur, aucune espèce d’importance aux yeux de l’administration Trump. Ce que recherche le président des États-Unis, c’est bien davantage une logique d’intérêt. Il y a néanmoins un élément à souligner : dans les intérêts américains, il y aura probablement l’exploitation des ressources vénézuéliennes par des acteurs nord-américains. Or le pétrole, comme toutes les grandes industries, a besoin de deux choses : du capital et de la stabilité. On peut, d’une certaine manière, assimiler la stabilité à une forme de paix — même si cela dépend beaucoup du point de vue que l’on adopte sur la violence qui produit cette stabilité. Si l’on considère que la stabilité imposée par les États-Unis par la force est une forme de paix, alors, à la rigueur, on peut parler de paix par la force. Mais en aucun cas il ne s’agira d’État de droit ou de démocratie. Ce sera une stabilité armée destinée à garantir la sécurité des investissements nord-américains, bien plus qu’une paix véritable.

De même, on ne peut pas parler d’un rôle de gendarme, et ce pour les mêmes raisons. Le gendarme, historiquement, c’est le bras armé du roi — puis de la République — chargé de garantir la justice au nom d’un tiers de confiance. Ce n’est absolument pas ce que recherche Donald Trump. Il ne dit pas « je suis le gendarme du monde ». Il dit : « je sers mes intérêts, d’abord, puis ceux des États-Unis ». Il n’y a donc aucune volonté d’être un garant de l’ordre international. Si bombarder l’Iran sert ses intérêts, il le fera. Mais regardez la Chine : Xi Jinping est capable d’imposer un rapport de force à Donald Trump, et, pour l’instant, il ne se passe pas grand-chose. Parce que Trump raisonne de manière purement transactionnelle. 

Il ne fera rien, même lorsque ce serait souhaitable du point de vue d’un gendarme du monde, si cela va contre ses intérêts. S’il obtient un meilleur « deal » ou s’il estime que l’adversaire est trop puissant, il n’agira pas. C’est en cela qu’il n’est pas un gendarme. 
Il sert uniquement ses intérêts.

Quand cela coïncidera avec les nôtres, nous serons contents. Quand ce ne sera pas le cas, il n’en aura strictement rien à faire. 
Et quand cela ira à l’encontre du droit international, il ne saura même pas de quoi on parle.


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