Escobar du Sahara : La défense de Saïd Naciri plaide l’absence de preuves.
Escobar du Sahara : La défense de Saïd Naciri plaide l’absence de preuves.
Said Naciri. ©DR
Publié le 06 avril 2026
L’audience de ce jeudi a été marquée par une nouvelle intervention de la défense de Saïd Naciri. L’un des avocats du mis en cause a consacré sa plaidoirie à remettre en question la version de l’accusation, estimant que le dossier ne comporte pas d’éléments matériels ou techniques suffisants pour établir la responsabilité de son client.
Selon la défense, les déclarations de Ben Brahim, l’un des principaux accusés, vont au-delà des faits pour lesquels il a été condamné. Elles évoquent des infractions telles que le trafic de drogue ou la circulation illicite de fonds à l’international, mais l’avocat affirme qu’aucune preuve ne vient corroborer ces allégations.
La défense a également contesté la thèse selon laquelle la ville de Smara aurait servi de point de passage pour des opérations de trafic vers l’Algérie en présence des forces de l’ordre. Pour l’avocat, ce scénario manque de cohérence et ne correspond ni à la réalité du terrain, ni au fonctionnement des institutions sécuritaires.
Absence de preuves techniques ou de liens établis.
La défense a estimé que les écoutes téléphoniques n’ont révélé aucun contact entre lui et les autres mis en cause. « Les opérations de surveillance n’ont produit aucun élément établissant un lien opérationnel, et aucune trace de déplacement vers les pays cités dans le dossier, tels que le Niger, la Mauritanie, la Libye, l’Algérie ou l’Égypte, n’a été relevée », poursuit la défense en arguant que les relations de Naciri avec des personnalités comme Abdelnabi Bioui, Belkacem ou El Yazidi s’inscrivaient dans un cadre politique ou institutionnel connu, sans lien avec des activités illicites.
Concernant le trafic présumé de 15 tonnes de drogue, la défense a souligné des contradictions dans les dates et les lieux.
Elle affirme, documents à l’appui, que Naciri se trouvait à Rabat le 17 décembre 2013, citant notamment des factures d’hôtel et des achats effectués ce jour-là.
Les avocats de l’ancien patron du WAC estime que le dossier repose principalement sur des déclarations contradictoires.
Elle appelle la cour à respecter la présomption d’innocence, rappelant que les décisions judiciaires doivent impérativement s’appuyer sur des éléments vérifiables et non sur des récits non corroborés.
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Said Naciri. ©DRPublié le 06 avril 2026
Le procès de l’affaire dite de « l’Escobar du Sahara » a franchi une étape cruciale ce jeudi avec la plaidoirie de la défense de Saïd Naciri. Devant la chambre criminelle, ses avocats ont contesté les arguments de l’accusation, dénonçant un dossier dépourvu de preuves.
L’audience de ce jeudi a été marquée par une nouvelle intervention de la défense de Saïd Naciri. L’un des avocats du mis en cause a consacré sa plaidoirie à remettre en question la version de l’accusation, estimant que le dossier ne comporte pas d’éléments matériels ou techniques suffisants pour établir la responsabilité de son client.
Selon la défense, les déclarations de Ben Brahim, l’un des principaux accusés, vont au-delà des faits pour lesquels il a été condamné. Elles évoquent des infractions telles que le trafic de drogue ou la circulation illicite de fonds à l’international, mais l’avocat affirme qu’aucune preuve ne vient corroborer ces allégations.
La défense a également contesté la thèse selon laquelle la ville de Smara aurait servi de point de passage pour des opérations de trafic vers l’Algérie en présence des forces de l’ordre. Pour l’avocat, ce scénario manque de cohérence et ne correspond ni à la réalité du terrain, ni au fonctionnement des institutions sécuritaires.
Absence de preuves techniques ou de liens établis.
La défense a estimé que les écoutes téléphoniques n’ont révélé aucun contact entre lui et les autres mis en cause. « Les opérations de surveillance n’ont produit aucun élément établissant un lien opérationnel, et aucune trace de déplacement vers les pays cités dans le dossier, tels que le Niger, la Mauritanie, la Libye, l’Algérie ou l’Égypte, n’a été relevée », poursuit la défense en arguant que les relations de Naciri avec des personnalités comme Abdelnabi Bioui, Belkacem ou El Yazidi s’inscrivaient dans un cadre politique ou institutionnel connu, sans lien avec des activités illicites.
Concernant le trafic présumé de 15 tonnes de drogue, la défense a souligné des contradictions dans les dates et les lieux.
Elle affirme, documents à l’appui, que Naciri se trouvait à Rabat le 17 décembre 2013, citant notamment des factures d’hôtel et des achats effectués ce jour-là.
Les avocats de l’ancien patron du WAC estime que le dossier repose principalement sur des déclarations contradictoires.
Elle appelle la cour à respecter la présomption d’innocence, rappelant que les décisions judiciaires doivent impérativement s’appuyer sur des éléments vérifiables et non sur des récits non corroborés.
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