Beyrouth accuse le Hezbollah. Mais qui a poussé le Liban au bord du gouffre ?
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Beyrouth accuse le Hezbollah. Mais qui a poussé le Liban au bord du gouffre ?
Publié le 03 mars 2026
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a déclaré lundi que la frappe du Hezbollah contre Israël était « un acte irresponsable et suspect qui met en péril la sécurité du Liban ».
« Nous ne permettrons pas que le pays soit entraîné dans de nouvelles aventures », a-t-il affirmé. Mais la question qui se pose est différente : qui a entraîné le Liban dans cette escalade ?
Un examen du bilan du cessez-le-feu, des violations israéliennes documentées et du déroulement des événements récents indique que la campagne militaire israélienne soutenue au Liban a précédé la dernière attaque du Hezbollah et a contribué à créer les conditions propices à celle-ci.
Fait n° 1 : Israël a violé le cessez-le-feu à plusieurs reprises.
Un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah est entré en vigueur en novembre 2024 après une guerre dévastatrice. Cependant, malgré la trêve, Israël a poursuivi ses frappes aériennes, ses opérations de drones et ses tirs d’artillerie quasi quotidiens au Liban.
En janvier, le gouvernement libanais a déposé une plainte officielle auprès des Nations Unies, documentant 2.036 violations de la souveraineté libanaise par Israël en seulement trois mois.
Ces violations incluaient : - Incursions dans l’espace aérien - Surveillance par drones - Assassinats ciblés
Frappes dans le sud du Liban et la vallée de la Bekaa Bombardements dans la banlieue sud de Beyrouth Le Hezbollah s’est largement abstenu de représailles majeures durant cette période et a exhorté l’État libanais à régler ces violations par la voie diplomatique.
Fait n° 2 : Frappe du Hezbollah : une riposte.
Le Hezbollah a déclaré que son attaque à la roquette et au drone contre une base militaire à Haïfa avait été menée « pour défendre le Liban et son peuple » et en réponse aux « agressions israéliennes répétées ».
Le groupe a également lié cette frappe à l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, l’inscrivant ainsi dans le contexte plus large du conflit régional.
La riposte d’Israël a été rapide et massive.
Des avions israéliens ont bombardé Beyrouth, faisant au moins 31 morts et 149 blessés, selon l’Agence nationale d’information libanaise. D’autres frappes ont touché des villages du sud du Liban et de la vallée de la Bekaa.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a menacé le Hezbollah de représailles sévères et a déclaré son secrétaire général, Naïm Qassem, « une cible prioritaire pour un assassinat ».
Fait n° 3 : Israël a ordonné des évacuations massives.
Suite aux frappes sur Beyrouth, Israël a ordonné l’évacuation des habitants de plus de 50 villages du sud du Liban et de la vallée de la Bekaa. Ces avertissements de déplacements massifs de population rappellent les tactiques employées lors de la guerre génocidaire menée par Israël contre Gaza, signalant la préparation d’opérations prolongées plutôt qu’une riposte limitée.
Fait n° 4 : Un schéma précédait l’étincelle.
Avant que le Hezbollah ne tire des roquettes sur Haïfa : Israël avait commis des milliers de violations du cessez-le-feu. Les forces israéliennes menaient des frappes régulières en territoire libanais. Les assassinats et les bombardements se sont poursuivis malgré les protestations diplomatiques. L’attaque du Hezbollah est intervenue après des mois de pression militaire israélienne documentée au Liban. Attribuer l’escalade au Hezbollah revient à ignorer le schéma persistant d’actions israéliennes qui ont déstabilisé le cessez-le-feu.
Ce que les faits démontrent
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a déclaré : « Nous ne permettrons pas que le pays soit entraîné dans de nouvelles aventures », après l’attaque du Hezbollah.
Cependant, les faits établis montrent qu’Israël menait déjà des opérations militaires prolongées au Liban bien avant ce dernier échange de tirs.
L’escalade n’a pas commencé à Haïfa. Elle s’est déroulée après des mois de frappes, d’assassinats et de violations de l’espace aérien israéliens qui ont érodé le cadre du cessez-le-feu.
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