Culpabilisation, le démantèlement de l’humain.

 Culpabilisation, le démantèlement de l’humain.

Publié le 27/09/2023




La culpabilisation est un apprêt à toutes les servitudes, un amollissement de l’esprit culpabilisé qui s’avoue infâme et se fait lui-même essuie-pied pour ses accusateurs.

La culpabilisation est au fautif réel ou imaginaire, ce qu’est le suicide au malade.
En aucun cas, culpabiliser ne soigne ni ne guérit.
C’est exactement le contraire de toute médication de l’esprit.

Le vrai coupable dûment démontré selon un jugement juste non tronqué pour ménager le système social de tous les maux, qui accuse ses propres victimes, doit se repentir une bonne fois pour toutes et payer ce qu’il a fait de mal dans les normes de la justice réparatrice et rééducatrice.

Toute culpabilisation additionnelle, n’est que torture et risque d’endurcissement voire d’empirement du caractère du puni.
D’ailleurs, dans ce monde pervers, souvent, l’accusé social est le juste qui refuse l’assimilation ! Et, il est tant de monstres cachant leurs propres abominations et horreurs en pérorant sur les peccadilles d’autrui! Chez les innombrables prédateurs et charognards de la société, l’accusation et le jugement facile et expéditif sont un art de disculpation de soi pour la foule, une gestuelle idéologique selon un ordre malsain qui juge normal, par exemple, le pillage de tous par quelques-uns et criminalise l'affamé démuni qui grivelle parce que tombant de faim. 

Ordre délétère où l'économique détermine la valeur des hommes et des États et où les moyens de violence exterminatrice et massive dans un contexte d'équilibre de la terreur, sont le seul "respect" interétatique vu les oligarques obsédés d'hégémonies commerciales et financières actionnant leurs politicards de service prêts à utiliser les armes des pays ou d'organismes militaires internationaux en agresseurs forcenés de pays plus faibles, sans égard des vies sacrifiées. 

Ordre sordide où tout: le mérite, le pouvoir, l'acceptation sociale, se mesure et se résume par l'accumulation pécuniaire extravagante et les moyens immondes qui, fors exceptions rarissimes, y donnent généralement accès, pillage et exploitation d'autrui, accaparement des biens communs de l'humanité, toutes formes de prostitutions avouées ou dissimulées, duplicité crasse des gouvernants envers les gouvernés. Ordre qui se moque de l'homme de bien et conspue la bonté parce que précisément, celle-ci est rarement garnie d'oseille ! 


Ordre méphitiquement infrahumain, où, blanchir l'argent des colonies, de la mafia, du proxénétisme et de la drogue des big pharma, est bien plus apprécié que toutes les vertus des saints. Ordre qui ne pourrait pas se forger une conscience justificatrice s'il ne déversait sa morve accusatrice et sa bave criminalisante culpabilisatrice sur des boucs émissaires et des sacrifiés de sa pseudo transparence morale.

L’une des voies des plus pernicieuses des esclavagistes et prédateurs d’humains, c’est l’accusation qui culpabilise.
Quand tombe le couperet de la culpabilisation, l’esprit tout entier de l’homme devient une pataugeoire aux monstres et aux démons de l’assujettissement et de la déshumanisation. 


Comme ces parents immondes qui déversent³ leur fiel de coupables et de ratés sur leur descendants! Je connais des pères ou des mères qui sont de purs monstres toujours prêts à accuser leur fils ou filles de leurs propres échecs de toutes sortes voire de leur frustration ou pauvreté dont leurs enfants sont pourtant victimes parce que nés de père irresponsable ou démuni ou encore de mère sans possession ou aigrie! En vérité, les parents accusateurs sont parmi les êtres les plus malsains, les plus toxiques qui soient au monde; ce sont en fait d’ignobles agents de déséquilibre psychique, les pires ennemis des êtres humains venus en ce bas monde par leur sinistre entremise...

Même envers l’irrécupérable criminel avéré et à garder à jamais loin de tous, vu le danger qu’il représente pour autrui, la culpabilisation n’ajoute rien à son humanité, ne répare rien. Culpabiliser est une aberration qui renforce la ténèbre de l’abîme intérieur du criminel et un grave risque de déchéance du juste accusé rendu aigri de son sort et de la haine subie, dans la rage et le crime.

Dans les cours, par la justice formelle comme dans l’usage quotidien des jugements informels, les uns accusent à tort ou à raison alors que certains par haine, méchanceté ou obsession vindicative culpabilisent autrui pour le démanteler, lui ôter toute estime de soi et enfin l’utiliser en reliquat de la sujétion avant de l’expédier aux cloaques des dégénérescences.

La culpabilité est un rongeur émotionnel qui dévore l'homme de l'intérieur, et, culpabiliser est comme se faire imploser par la bombe sentimentale de l'autopunition qui finit par détruire le coupable réel ou imaginaire d'un mal donné. Vaut mieux toujours l'humilité ennoblissante du repentir, accepté ou non, en cas de vraie culpabilité, que la crânerie insensée du matamore ravagé en sa conscience coupable ! 

Il faut rejeter les culpabilisations professionnels qu'ils soient institutions ou individus, parents ou moralistes, dont le seul but est de programmer autrui selon l'autoflagellation et la honte de soi, afin de le dominer, l'écraser.

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