Au Parlement, Akhannouch accuse l’opposition d’instrumentaliser l’Aïd.
Au Parlement, Aziz Akhannouch accuse l’opposition d’instrumentaliser l’Aïd.
© Mounir Mehimdate
© Mounir MehimdatePublié le 09 juin 2026
La question de l’Aïd Al-Adha s’est invitée au cœur des échanges politiques, lundi soir, lors de la séance mensuelle consacrée à la politique générale à la Chambre des représentants.
La question de l’Aïd Al-Adha s’est invitée au cœur des échanges politiques, lundi soir, lors de la séance mensuelle consacrée à la politique générale à la Chambre des représentants.
Face aux critiques de l’opposition, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a choisi de contre-attaquer, accusant certains partis de transformer une célébration religieuse en argument électoral.
« Certaines parties ont choisi d’exploiter cette occasion religieuse à des fins électorales et populistes au lieu de proposer des alternatives et des programmes au service des citoyens », a-t-il lancé depuis la tribune parlementaire, dans une intervention marquée par de nombreuses références aux débats ayant entouré l’approvisionnement des marchés et les prix des moutons à l’approche de la fête.
© Mounir Mehimdate
Le chef de l’Exécutif a particulièrement visé les formations qui ont fait de cette question un axe de leurs critiques ces dernières semaines. « Certains, malheureusement, ont décidé de bâtir leur programme électoral sur le mouton de l’Aïd », a-t-il déclaré, avant de s’interroger : « N’ont-ils donc pas de programme électoral ? N’ont-ils pas d’idées ? Réduisent-ils la vision du développement qu’ils souhaitent pour notre pays à la seule question du mouton ? ».
© Mounir Mehimdate
Cette sortie intervient alors que plusieurs groupes parlementaires de l’opposition, ainsi que le groupe du Parti de la justice et du développement (PJD), avaient soulevé la question au cours de la même séance, mettant en avant les difficultés rencontrées par une partie des ménages face à la hausse des prix.
Aziz Akhannouch a toutefois défendu le bilan de son gouvernement sur ce dossier. Selon lui, « les familles marocaines qui souhaitaient acquérir un sacrifice pour l’Aïd ont pu le faire et accomplir ce rite dans des conditions normales ». Il a assuré que « l’offre était disponible sur l’ensemble des marchés, avec des prix variés en fonction des moyens et des choix de chacun ».
Le chef du gouvernement a reconnu l’existence de tensions dans certains points de vente durant les heures précédant la fête, notamment dans plusieurs grandes agglomérations urbaines. Il a cependant estimé qu’il s’agissait de situations isolées qui ne pouvaient être généralisées à l’échelle nationale, précisant que les autorités étaient intervenues rapidement pour corriger ces dysfonctionnements.
« Des récits alarmistes » autour de l’Aïd.
Au-delà de la seule question de l’approvisionnement, Aziz Akhannouch a dénoncé ce qu’il considère comme une instrumentalisation politique du dossier. Il a évoqué la diffusion, ces dernières semaines, de « récits alarmistes » autour de l’Aïd Al-Adha et dénoncé « des appels à ne pas acheter de moutons alors que les marchés connaissaient une offre abondante ».
© Mounir Mehimdate
Le chef de l’Exécutif a également critiqué ce qu’il a qualifié de « diabolisation des professionnels, des agriculteurs et du gouvernement », ainsi qu’une présentation des événements fondée, selon lui, sur « une logique de complot et de mauvaise foi ».
« Ces pratiques sont inacceptables tant sur le plan moral que politique », a-t-il affirmé, estimant qu’elles avaient contribué à perturber la sérénité entourant cette fête religieuse. « La politique se pratique à travers des idées, des projets et des programmes », a-t-il poursuivi, avant d’ajouter que « manipuler les rites religieux est une voie qui ne mène ni à la réussite ni au bien du pays ».
Le chef du gouvernement a, dans le même temps, appelé à une lecture plus globale de la situation du secteur de l’élevage. Il a rappelé les difficultés accumulées depuis 2020 sous l’effet de la pandémie de Covid-19, de la succession des années de sécheresse et de la hausse du coût des aliments destinés au bétail.
Il a souligné que le gouvernement avait lancé, conformément aux Hautes Orientations Royales, plusieurs programmes visant à reconstituer le cheptel national et à soutenir les agriculteurs ainsi que les éleveurs. Selon lui, le Maroc est désormais en train de sortir de cette période difficile pour entrer dans « une phase plus équilibrée ».
© Mounir Mehimdate
Dans cette perspective, il a indiqué que la priorité consistait désormais à poursuivre la réforme des marchés et des circuits de commercialisation, tout en renforçant la lutte contre la spéculation illicite afin d’améliorer les conditions des producteurs comme celles des consommateurs.
La croissance économique au cœur de la riposte gouvernementale
L’autre volet majeur de l’intervention d’Aziz Akhannouch a porté sur les performances économiques du pays. Face aux critiques récurrentes de l’opposition, le chef du gouvernement a mis en avant les dernières données du Haut-Commissariat au Plan (HCP).
« Nous avons réalisé une croissance de 4,9 %. Ceux qui doutaient de notre capacité à atteindre 4 % se sont trompés », a-t-il déclaré.
S’appuyant sur les chiffres publiés par l’institution statistique, il a rappelé que l’économie marocaine avait enregistré une croissance de 4,4 % en 2024 puis de 4,9 % en 2025, des résultats qu’il a jugés supérieurs aux prévisions initialement avancées par son gouvernement.
Pour l’année en cours, l’Exécutif table sur une croissance de 5,2 %, tandis que les activités agricoles devraient progresser de 15 %. Selon Aziz Akhannouch, ces performances traduisent une croissance cumulée de 4,7 % sur la période 2021-2026.
Répondant aux doutes exprimés par certains responsables politiques quant à la capacité du gouvernement à atteindre de tels objectifs, il a évoqué une ancienne déclaration vidéo d’un ex-ministre qui considérait qu’un taux de croissance proche de 4 % était « impossible » à atteindre. « Les chiffres actuels constituent une réponse concrète à ces critiques », a-t-il estimé.
Le chef du gouvernement a également souligné que le produit intérieur brut du Maroc avait atteint, à la fin de l’année 2025, près de 1.720 milliards de dirhams, soit environ 180 milliards de dollars, un niveau qui, selon lui, reflète la progression de l’économie nationale.
Pour défendre le bilan de son équipe, Aziz Akhannouch a mis en avant plusieurs indicateurs macroéconomiques. Il a notamment cité le recul de l’inflation, passée de niveaux compris entre 6 % et 6,5 % durant la crise mondiale à 0,3 % à fin avril de l’année en cours. Il a également mentionné la baisse de l’endettement à 67 %, ainsi que l’amélioration des indicateurs liés à l’investissement, aux échanges extérieurs et aux investissements directs étrangers.
Sur le front de l’emploi, le chef du gouvernement a affirmé que son équipe avait créé 850.000 postes de travail au cours des quatre premières années de son mandat.
« Certaines parties ont choisi d’exploiter cette occasion religieuse à des fins électorales et populistes au lieu de proposer des alternatives et des programmes au service des citoyens », a-t-il lancé depuis la tribune parlementaire, dans une intervention marquée par de nombreuses références aux débats ayant entouré l’approvisionnement des marchés et les prix des moutons à l’approche de la fête.
© Mounir MehimdateLe chef de l’Exécutif a particulièrement visé les formations qui ont fait de cette question un axe de leurs critiques ces dernières semaines. « Certains, malheureusement, ont décidé de bâtir leur programme électoral sur le mouton de l’Aïd », a-t-il déclaré, avant de s’interroger : « N’ont-ils donc pas de programme électoral ? N’ont-ils pas d’idées ? Réduisent-ils la vision du développement qu’ils souhaitent pour notre pays à la seule question du mouton ? ».
© Mounir MehimdateCette sortie intervient alors que plusieurs groupes parlementaires de l’opposition, ainsi que le groupe du Parti de la justice et du développement (PJD), avaient soulevé la question au cours de la même séance, mettant en avant les difficultés rencontrées par une partie des ménages face à la hausse des prix.
Aziz Akhannouch a toutefois défendu le bilan de son gouvernement sur ce dossier. Selon lui, « les familles marocaines qui souhaitaient acquérir un sacrifice pour l’Aïd ont pu le faire et accomplir ce rite dans des conditions normales ». Il a assuré que « l’offre était disponible sur l’ensemble des marchés, avec des prix variés en fonction des moyens et des choix de chacun ».
Le chef du gouvernement a reconnu l’existence de tensions dans certains points de vente durant les heures précédant la fête, notamment dans plusieurs grandes agglomérations urbaines. Il a cependant estimé qu’il s’agissait de situations isolées qui ne pouvaient être généralisées à l’échelle nationale, précisant que les autorités étaient intervenues rapidement pour corriger ces dysfonctionnements.
« Des récits alarmistes » autour de l’Aïd.
Au-delà de la seule question de l’approvisionnement, Aziz Akhannouch a dénoncé ce qu’il considère comme une instrumentalisation politique du dossier. Il a évoqué la diffusion, ces dernières semaines, de « récits alarmistes » autour de l’Aïd Al-Adha et dénoncé « des appels à ne pas acheter de moutons alors que les marchés connaissaient une offre abondante ».
© Mounir MehimdateLe chef de l’Exécutif a également critiqué ce qu’il a qualifié de « diabolisation des professionnels, des agriculteurs et du gouvernement », ainsi qu’une présentation des événements fondée, selon lui, sur « une logique de complot et de mauvaise foi ».
« Ces pratiques sont inacceptables tant sur le plan moral que politique », a-t-il affirmé, estimant qu’elles avaient contribué à perturber la sérénité entourant cette fête religieuse. « La politique se pratique à travers des idées, des projets et des programmes », a-t-il poursuivi, avant d’ajouter que « manipuler les rites religieux est une voie qui ne mène ni à la réussite ni au bien du pays ».
Le chef du gouvernement a, dans le même temps, appelé à une lecture plus globale de la situation du secteur de l’élevage. Il a rappelé les difficultés accumulées depuis 2020 sous l’effet de la pandémie de Covid-19, de la succession des années de sécheresse et de la hausse du coût des aliments destinés au bétail.
Il a souligné que le gouvernement avait lancé, conformément aux Hautes Orientations Royales, plusieurs programmes visant à reconstituer le cheptel national et à soutenir les agriculteurs ainsi que les éleveurs. Selon lui, le Maroc est désormais en train de sortir de cette période difficile pour entrer dans « une phase plus équilibrée ».
© Mounir MehimdateDans cette perspective, il a indiqué que la priorité consistait désormais à poursuivre la réforme des marchés et des circuits de commercialisation, tout en renforçant la lutte contre la spéculation illicite afin d’améliorer les conditions des producteurs comme celles des consommateurs.
La croissance économique au cœur de la riposte gouvernementale
L’autre volet majeur de l’intervention d’Aziz Akhannouch a porté sur les performances économiques du pays. Face aux critiques récurrentes de l’opposition, le chef du gouvernement a mis en avant les dernières données du Haut-Commissariat au Plan (HCP).
« Nous avons réalisé une croissance de 4,9 %. Ceux qui doutaient de notre capacité à atteindre 4 % se sont trompés », a-t-il déclaré.
S’appuyant sur les chiffres publiés par l’institution statistique, il a rappelé que l’économie marocaine avait enregistré une croissance de 4,4 % en 2024 puis de 4,9 % en 2025, des résultats qu’il a jugés supérieurs aux prévisions initialement avancées par son gouvernement.
Pour l’année en cours, l’Exécutif table sur une croissance de 5,2 %, tandis que les activités agricoles devraient progresser de 15 %. Selon Aziz Akhannouch, ces performances traduisent une croissance cumulée de 4,7 % sur la période 2021-2026.
Répondant aux doutes exprimés par certains responsables politiques quant à la capacité du gouvernement à atteindre de tels objectifs, il a évoqué une ancienne déclaration vidéo d’un ex-ministre qui considérait qu’un taux de croissance proche de 4 % était « impossible » à atteindre. « Les chiffres actuels constituent une réponse concrète à ces critiques », a-t-il estimé.
Le chef du gouvernement a également souligné que le produit intérieur brut du Maroc avait atteint, à la fin de l’année 2025, près de 1.720 milliards de dirhams, soit environ 180 milliards de dollars, un niveau qui, selon lui, reflète la progression de l’économie nationale.
Pour défendre le bilan de son équipe, Aziz Akhannouch a mis en avant plusieurs indicateurs macroéconomiques. Il a notamment cité le recul de l’inflation, passée de niveaux compris entre 6 % et 6,5 % durant la crise mondiale à 0,3 % à fin avril de l’année en cours. Il a également mentionné la baisse de l’endettement à 67 %, ainsi que l’amélioration des indicateurs liés à l’investissement, aux échanges extérieurs et aux investissements directs étrangers.
Sur le front de l’emploi, le chef du gouvernement a affirmé que son équipe avait créé 850.000 postes de travail au cours des quatre premières années de son mandat.
Il a assuré que l’objectif fixé d’un million d’emplois créés serait atteint avant la fin de l’année en cours.
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