Depuis sa cellule de prison à Arjat. … « L’Escobar du désert » élargit son champ d’action et menace de révéler de nouveaux noms. ...
Depuis sa cellule de prison à Arjat. … « L’Escobar du désert » élargit son champ d’action et menace de révéler de nouveaux noms. ...
Publié le 21 décembre 2025
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Voici les derniers développements :
Le trafiquant de drogue malien Ahmed Ben Ibrahim, surnommé « L’Escobar du désert » par les médias, a lancé une nouvelle offensive judiciaire depuis la prison de Salé, après avoir déposé une série de plaintes contre de nouvelles personnes. Cette initiative pourrait potentiellement bouleverser l’affaire qui vise les anciens dirigeants du parti PAM (Authenticité et Modernité), Saïd Naciri et Abdelnabi Baoui, ainsi que leurs associés.
L’avocate Aisha Tawhiri, représentant l’accusé, a confirmé dans une déclaration exclusive à Al-Ayyam 24 que ces plaintes avaient été déposées par « l’Escobar du Sahara » auprès du procureur général de la cour d’appel de Casablanca, par l’intermédiaire de l’administration pénitentiaire. Elle a précisé que le parquet n’avait pas encore statué.
Selon la défense, cette initiative pourrait ouvrir la voie à l'ouverture d'une enquête dans une nouvelle affaire, distincte de celle actuellement pendante devant la Chambre criminelle, dans laquelle sont poursuivis Saïd Naciri, ancien président du club de football Wydad Casablanca, et Abdelnabi Bioui, ancien président de la Région Orientale, ainsi que des hommes d'affaires et des responsables de la sécurité.
Cette évolution coïncide avec la constitution d'Ahmed Ben Ibrahim en tant que partie civile dans cette affaire lors de l'audience du jeudi 4 décembre 2025 devant la Cour d'appel de Casablanca, où il a déposé sa demande civile devant le collège de juges.
Il s'agit de la deuxième constitution de partie civile, après que son équipe de défense l'eut annoncée lors de la première audience en 2024, avant de se désister et de ne pas comparaître. Les audiences se tiendront ultérieurement.
La défense a expliqué que cette démarche vise à recouvrer les droits civiques dont le prévenu affirme avoir été privé suite à l'échec du recouvrement de sommes dépassant 200 milliards de centimes, objet d'un litige financier avec d'autres parties impliquées dans la même affaire. Les griefs civils détaillés seront présentés lors des prochaines audiences.
Bien qu'il ait reconnu sa responsabilité pénale en tant que « baron de la drogue » et purgé sa peine de prison, Ahmed Ben Ibrahim, selon sa défense, insiste sur la défense de ses droits civiques, les considérant comme un droit légal qui ne peut être perdu par la peine ni faire l'objet d'une renonciation.
Dans ce contexte, « l'Escobar du Sahara » accuse directement Saïd Nassiri et Abdelnabi Baoui de l'avoir « escroqué en lui vendant des appartements et une villa en Californie », et les considère comme des « figures clés du réseau international de trafic de drogue » qu'il dirige. Ces accusations sont actuellement soumises à la justice.
Par Saida Chahir

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