Trump invite des dirigeants à la réunion inaugurale de son « Conseil de la paix ».

Trump invite des dirigeants à la réunion inaugurale de son « Conseil de la paix ».

Par Le Figaro avec AFP



Publié le 09 février 2026

Si des pays comme l’Argentine ou la Hongrie ont accepté de participer à cette réunion le 19 février, d’autres, dont la France, l’Italie ou la Norvège, ont décliné, dénonçant une initiative unilatérale qui fragilise le multilatéralisme et l’ONU.

Plusieurs dirigeants ont été invités à participer à la première du «Conseil de paix» créé par le président américain Donald Trump, qui doit se tenir le 19 février. Si quelques pays ont accepté d'y assister, à l'image de l'Argentine de Javier Milei et de la Hongrie de Victor Orban, d'autres ont refusé, notamment la France, l'Italie, la Norvège, la République tchèque et la Croatie.

Nicusor Dan, le chef d'État roumain, a annoncé dimanche la date de la réunion, disant que son pays avait été invité à participer «à l'événement du 19 février», soulignant que sa participation n'était pas encore tranchée. L'organe dirigé par Donald Trump a été imaginé pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza mais sa charte lui assigne un objectif beaucoup plus large, celui de la résolution des conflits armés dans le monde.

Son préambule critique implicitement l'ONU, en affirmant que ce «Conseil de paix» devra avoir «le courage de s'écarter des approches et des institutions qui ont trop souvent échoué». Ces propos froissent de nombreux dirigeants étrangers, dont le Français Emmanuel Macron et le Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva qui ont appelé plus tôt dans la semaine à renforcer l'ONU, en réponse à l'invitation du président américain.

Grincer des dents

Le chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani a définitivement exclu toute participation, à cause de problèmes constitutionnels «insurmontables». 

La Constitution italienne ne permet pas au pays de se joindre à une organisation dirigée par un seul leader, comme ce serait le cas avec Donald Trump à la tête du conseil.

Le président américain de 79 ans a été accusé vendredi par son homologue brésilien de vouloir ainsi s'ériger en «maître» d'une «nouvelle ONU». Lula a défendu le multilatéralisme face à l'avancée de l'«unilatéralisme», déplorant que «la Charte de l'ONU soit en train d'être déchirée».

Donald Trump a annoncé la création de son «Conseil de paix» au Forum de Davos, en Suisse, en janvier. Selon la charte, le richissime républicain a la main sur tout : Il est le seul habilité à inviter d'autres dirigeants et peut révoquer leur participation, sauf en cas de «veto par une majorité des deux tiers des États membres». 

D'autres points font grincer les dents de dirigeants étrangers : le texte ne mentionne pas explicitement Gaza et il fait état d'un ticket d'entrée au prix mirobolant. Il faudra débourser un milliard de dollars pour tout pays qui souhaite obtenir un siège permanent.

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