L’ancien député Driss Radi, surnommé « l’Empereur du Gharb », condamné à quatre ans de prison ferme.

L’ancien député Driss Radi, surnommé « l’Empereur du Gharb », condamné à quatre ans de prison ferme.


L'ancien député de l'UC Driss Radi.


Le 17/03/2026

Le tribunal de première instance de Sidi Slimane a condamné, ce mardi 17 mars, l’ancien député de l’Union constitutionnelle (UC) Driss Radi à quatre ans de prison ferme. Ce verdict fait suite à son implication dans des affaires de falsification de documents administratifs et de correspondances officielles. Le tribunal a également infligé à Driss Radi une amende de 5.000 dirhams.
L’affaire remonte à une plainte déposée par le ministère de l’Intérieur, agissant en qualité de tuteur des terres collectives de la commune d’Oulad Hannoune. Driss Radi était accusé d’avoir falsifié des documents pour s’approprier un terrain d’environ 83 hectares situé dans la commune d’El Ksiba.

Dans le volet civil du dossier, le tribunal a rejeté la demande du gouverneur de Sidi Slimane, mais a donné raison au ministère de l’Intérieur, lui accordant une indemnité de 500.000 dirhams, que Radi devra verser solidairement avec les autres prévenus.

Cette décision intervient après un jugement initial rendu par contumace l’an dernier, que Radi avait contesté pour obtenir la révision de son dossier a
vec neuf autres co-accusés, dont son frère, Karim Radi, l’ancien député est poursuivi en justice par les représentants de bénéficiaires des terres soulaliyates, ainsi que par des fonctionnaires (qui se sont portés partie civile), pour «faux» et «usage de faux».

Impliqué dans une affaire de falsification de documents, dans le but de spolier des terres soulaliyates, Driss Radi avait préalablement été entendu par la Brigade nationale de la Gendarmerie royale, suite aux instructions données par le Parquet compétent.

Les poursuites judiciaires avaient été déclenchées suite à une plainte déposée par la direction des affaires rurales du ministère de l’Intérieur, sur ordre de Abdelouafi Laftit, ministre en charge de ce département.

Le ministre de l’Intérieur avait transmis cette plainte au président du Ministère public, Driss Daki, qui l’avait déférée au procureur général du Roi près la Cour d’appel de Rabat.

Al Akhbar explique que le Parquet compétent a instruit la Brigade nationale de la Gendarmerie royale, pour l’ouverture d’une enquête, afin d’entendre l’ensemble des personnes impliquées dans cette affaire de spoliation de terres soulaliyates.

L’ancien député, et son frère, Karim Radi, qui se charge de la gestion de ses fermes agricoles, ainsi que les autres co-accusés dans cette affaire sont poursuivis pour leur «participation dans la fabrication délibérée de déclarations et d’autorisations contenant des informations fausses», leur «utilisation», pour «obtention indue de certificats administratifs en fournissant de fausses informations», «usurpation de fausse identité» et son «utilisation», ainsi que pour «l’utilisation d’un document administratif pour délivrer une licence en toute connaissance de cause».

Par ailleurs, un agent d’autorité, qui exerçait dans le caïdat de Ksibia, est lui aussi poursuivi pour les mêmes chefs d’accusation, quant à lui devant la Cour d’appel de Kénitra.

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