Rabat nid d'espions.
Rabat nid d'espions.
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a été accueilli en grande pompe à Rabat, la capitale marocaine, par son homologue marocain, Aziz Akhannouch, mercredi 15 juillet au soir.
Publié le 17/07/2026
Logiciel-espion Pegasus : Lecornu aurait bien été surveillé par le Maroc, où il se trouve actuellement en visite.
Rabat nid d'espions.
Alors que Sébastien Lecornu est en visite au Maroc, de nouvelles révélations corroborent les suspicions selon lesquelles les autorités marocaines ont surveillé des ministres français, dont l'actuel Premier ministre, à l'aide d'un logiciel-espion.
L’idylle entre la France et le Maroc se poursuit. Le Premier ministre Sébastien Lecornu est en visite depuis le mercredi 15 juillet au soir à Rabat, la capitale marocaine. Dans ses bagages, pas moins de douze ministres, dont Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères) et Laurent Nuñez (Intérieur).
Logiciel-espion Pegasus : Lecornu aurait bien été surveillé par le Maroc, où il se trouve actuellement en visite.
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a été accueilli en grande pompe à Rabat, la capitale marocaine, par son homologue marocain, Aziz Akhannouch, mercredi 15 juillet au soir. AFP or licensors
Publié le 17/07/2026
Logiciel-espion Pegasus : Lecornu aurait bien été surveillé par le Maroc, où il se trouve actuellement en visite.
Rabat nid d'espions.
Alors que Sébastien Lecornu est en visite au Maroc, de nouvelles révélations corroborent les suspicions selon lesquelles les autorités marocaines ont surveillé des ministres français, dont l'actuel Premier ministre, à l'aide d'un logiciel-espion.
L’idylle entre la France et le Maroc se poursuit. Le Premier ministre Sébastien Lecornu est en visite depuis le mercredi 15 juillet au soir à Rabat, la capitale marocaine. Dans ses bagages, pas moins de douze ministres, dont Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères) et Laurent Nuñez (Intérieur).
De quoi approfondir des relations relancées depuis l’été 2024, période à laquelle Emmanuel Macron a reconnu la souveraineté marocaine sur le territoire du Sahara occidental, objet de toutes les tensions entre le Maroc et son voisin algérien.
Les deux pays étudient des partenariats dans l’armement, l’aviation civile, la culture, ou encore la construction d’un Réseau express régional (RER) à Rabat. La rencontre pourrait aussi déboucher sur la planification d’une visite de Mohammed VI en France.
NOUVEAUX INDICES
Pas de chance, de nouvelles révélations concernant le logiciel-espion Pegasus, publiées par le collectif d’investigation Forbidden Stories, viennent ternir ce beau tableau. Depuis que le scandale a éclaté en 2021, le Maroc était soupçonné d’avoir employé le système malveillant Pegasus, développé par la société israélienne NSO, pour surveiller des journalistes et des ministres français, dont Sébastien Lecornu, visiblement magnanime.
Pour rappel, le Maroc a toujours fermement rejeté l'ensemble de ces accusations, remettant en cause la fiabilité des enquêtes et réclamant systématiquement la présentation de « preuves ».
Les deux pays étudient des partenariats dans l’armement, l’aviation civile, la culture, ou encore la construction d’un Réseau express régional (RER) à Rabat. La rencontre pourrait aussi déboucher sur la planification d’une visite de Mohammed VI en France.
NOUVEAUX INDICES
Pas de chance, de nouvelles révélations concernant le logiciel-espion Pegasus, publiées par le collectif d’investigation Forbidden Stories, viennent ternir ce beau tableau. Depuis que le scandale a éclaté en 2021, le Maroc était soupçonné d’avoir employé le système malveillant Pegasus, développé par la société israélienne NSO, pour surveiller des journalistes et des ministres français, dont Sébastien Lecornu, visiblement magnanime.
Pour rappel, le Maroc a toujours fermement rejeté l'ensemble de ces accusations, remettant en cause la fiabilité des enquêtes et réclamant systématiquement la présentation de « preuves ».
L’affaire est étudiée par la justice française, mais les informations récoltées par les journalistes suggèrent que les magistrats en charge de ce dossier se heurtent à l'absence de coopération des autorités marocaines.
Selon les documents et témoignages recueillis par le consortium de médias, des traces techniques analysées par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) permettraient d'établir des indices de compromission sur les téléphones de plusieurs membres du gouvernement français de l'époque, dont Florence Parly (Armées) et Jean-Michel Blanquer (Éducation nationale).
SÉBASTIEN LECORNU VISÉ
Sébastien Lecornu aurait lui aussi été pris pour cible, dès juillet 2019, alors qu'il occupait le portefeuille des Collectivités territoriales. Les investigations associent plusieurs marqueurs techniques retrouvés sur des téléphones français à des opérations déjà attribuées à des intérêts marocains.
L’enquête indique que la France étudiait l'acquisition du logiciel israélien au moment même où ses ministres faisaient l’objet d’un ciblage, entre 2019 et 2020.
Selon les documents et témoignages recueillis par le consortium de médias, des traces techniques analysées par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) permettraient d'établir des indices de compromission sur les téléphones de plusieurs membres du gouvernement français de l'époque, dont Florence Parly (Armées) et Jean-Michel Blanquer (Éducation nationale).
SÉBASTIEN LECORNU VISÉ
Sébastien Lecornu aurait lui aussi été pris pour cible, dès juillet 2019, alors qu'il occupait le portefeuille des Collectivités territoriales. Les investigations associent plusieurs marqueurs techniques retrouvés sur des téléphones français à des opérations déjà attribuées à des intérêts marocains.
L’enquête indique que la France étudiait l'acquisition du logiciel israélien au moment même où ses ministres faisaient l’objet d’un ciblage, entre 2019 et 2020.
La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la Direction du renseignement militaire (DRM) et le ministère de la Justice se seraient intéressés aux capacités du logiciel pour des enquêtes liées au terrorisme ou au narcotrafic.
Le montant envisagé pour la transaction s’élevait entre 60 et 80 millions d'euros.

Par Marianne avec AFP
Le montant envisagé pour la transaction s’élevait entre 60 et 80 millions d'euros.
☆ Le projet a vraisemblablement été abandonné à la fin de 2020 après un arbitrage de l'Élysée.
Selon plusieurs témoignages recueillis par le consortium, Emmanuel Macron aurait invoqué des motifs de souveraineté technologique.

Par Marianne avec AFP
Commentaires
Enregistrer un commentaire
Merci de commenter nos articles