Le matin de l'Aïd... Une joie sans ambiance festive ni les takbirs des animaux sacrificiels.

Le matin de l'Aïd... Une joie sans ambiance festive ni les takbirs des animaux sacrificiels.



Publié 28 mai 2026

Cette année, la matinée de l'Aïd Al Adha a revêtu une atmosphère différente dans plusieurs quartiers populaires, car de nombreux citoyens se sont trouvés dans l'incapacité d'acheter un animal sacrificiel en raison de la forte hausse des prix et de la baisse du pouvoir d'achat, entraînant ainsi la disparition de scènes auxquelles les Marocains étaient habitués depuis des décennies.

Alors que les ruelles résonnaient des takbirs, des bêlements des animaux sacrificiels et des mouvements des enfants suivant les rituels de l'Aïd, certains quartiers populaires paraissaient plus calmes et plus tristes, car les scènes de préparation des animaux sacrificiels avaient disparu, et pour un certain nombre de familles, l'Aïd se limitait à la prière de l'Aïd et à l'échange de vœux.

Plusieurs citoyens ont exprimé leurs regrets de ne pas pouvoir acheter d'animal sacrificiel, soulignant que les conditions économiques difficiles, le coût élevé de la vie et la flambée des prix des animaux sacrificiels faisaient que « l'Aïd se déroulait sans véritable joie », en particulier pour les enfants dont les souvenirs de cette occasion sont liés à l'atmosphère du sacrifice et aux réunions de famille.

Les professionnels ont également attribué cette situation au prix élevé des moutons, au coût élevé de l'alimentation animale et au déclin du cheptel, des facteurs qui se sont directement reflétés sur les marchés, rendant l'animal sacrificiel inabordable pour une grande partie des familles à faibles revenus.

Malgré cette réalité, certaines familles ont tenté de préserver l'esprit de la fête en se réunissant, en préparant des repas simples et en échangeant des visites, tandis que des associations et des bienfaiteurs ont pris l'initiative de distribuer des animaux sacrificiels à certaines familles nécessiteuses afin d'atténuer l'impact de la crise.

Malgré les circonstances, l'Aïd al-Adha demeure une fête religieuse et sociale qui incarne les valeurs de solidarité et d'entraide.

Source : TVM 24, par Mohamed Rabhi


Cependant, nombreux sont ceux qui espèrent une amélioration de la situation économique afin que la joie de l'Aïd puisse de nouveau emplir les quartiers populaires du Maroc.

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