Scandale : Après la polémique sur « l'abondance », l'affaire Al-Bawari sera-t-elle renvoyée devant le pouvoir judiciaire ?
Scandale : Après la polémique sur « l'abondance », l'affaire Al-Bawari sera-t-elle renvoyée devant le pouvoir judiciaire ?

Clash Press / Rabat
Avant l'Aïd, dans plusieurs marchés aux bestiaux marocains, des scènes dignes d'un film de science-fiction ont éclaté : Ses bousculades inédites, des affrontements violents et des échanges de pierres dans un chaos indescriptible qui a failli balayer la paix sociale lors d'un moment rituel où la tranquillité et la solidarité sont censées prévaloir.
Ces manifestations explosives n'étaient pas une coïncidence, mais plutôt la conséquence directe du « fossé de confiance » qui s'est creusé entre un discours officiel rassurant et une réalité de terrain brûlante caractérisée par une grave pénurie d'approvisionnement et une flambée des prix.
Le citoyen marocain a abordé la gestion des festivités de l’Aïd en s’appuyant sur la confiance accordée à ses institutions ; des déclarations identiques ayant été émises, au plus haut niveau, par le ministre de l’Agriculture et le chef du gouvernement, confirmant « en termes de chiffres et de certitude » que les marchés connaîtront un important excédent qui couvrira la demande, voire la dépassera.
Suite à ces assurances verbales officielles, une grande partie de la population marocaine a choisi d'attendre les trois derniers jours pour faire ses achats, afin d'éviter les coûts liés à l'alimentation animale et aux intermédiaires. Cependant, le choc a été brutal sur les marchés qui, au moment crucial, n'ont pas proposé l'abondance promise.

Clash Press / Rabat
Avant l'Aïd, dans plusieurs marchés aux bestiaux marocains, des scènes dignes d'un film de science-fiction ont éclaté : Ses bousculades inédites, des affrontements violents et des échanges de pierres dans un chaos indescriptible qui a failli balayer la paix sociale lors d'un moment rituel où la tranquillité et la solidarité sont censées prévaloir.
Ces manifestations explosives n'étaient pas une coïncidence, mais plutôt la conséquence directe du « fossé de confiance » qui s'est creusé entre un discours officiel rassurant et une réalité de terrain brûlante caractérisée par une grave pénurie d'approvisionnement et une flambée des prix.
Le citoyen marocain a abordé la gestion des festivités de l’Aïd en s’appuyant sur la confiance accordée à ses institutions ; des déclarations identiques ayant été émises, au plus haut niveau, par le ministre de l’Agriculture et le chef du gouvernement, confirmant « en termes de chiffres et de certitude » que les marchés connaîtront un important excédent qui couvrira la demande, voire la dépassera.
Suite à ces assurances verbales officielles, une grande partie de la population marocaine a choisi d'attendre les trois derniers jours pour faire ses achats, afin d'éviter les coûts liés à l'alimentation animale et aux intermédiaires. Cependant, le choc a été brutal sur les marchés qui, au moment crucial, n'ont pas proposé l'abondance promise.
Les prix ont flambé, dépassant toutes les prévisions, transformant les points de vente en champs de bataille où se sont déroulées des batailles humiliantes, bafouant la dignité des citoyens.
Ces scènes, hélas, ternissent gravement l'image internationale du Maroc, alors que le pays se prépare à des événements internationaux majeurs tels que la Coupe du Monde, pour laquelle le Royaume cherche à projeter une image de sécurité, de stabilité et d'efficacité logistique et organisationnelle.
Face à cette situation menaçant la sécurité publique, la question juridique et des droits humains se pose avec force : la menace de démission ou de destitution politique est-elle suffisante pour réparer le préjudice causé par l’indignation publique ? Le principe constitutionnel établi au Maroc aujourd’hui est le lien entre responsabilité et obligation de rendre des comptes.
Face à cette situation menaçant la sécurité publique, la question juridique et des droits humains se pose avec force : la menace de démission ou de destitution politique est-elle suffisante pour réparer le préjudice causé par l’indignation publique ? Le principe constitutionnel établi au Maroc aujourd’hui est le lien entre responsabilité et obligation de rendre des comptes.
Lorsque des déclarations officielles « erronées » ou inexactes entraînent des troubles à l’ordre public et induisent l’opinion en erreur au point de menacer la sécurité des citoyens et de leurs biens, l’affaire dépasse le cadre d’une simple « erreur politique » passagère pour relever de la négligence et de la responsabilité juridique.
Aucun ministre, quel que soit son rang dans la hiérarchie exécutive, n’est au-dessus des lois, et le discours officiel, investi de « responsabilité », oblige son auteur à être précis et crédible, car il influence le comportement et les intérêts de millions de personnes.
De ce point de vue, engager des poursuites judiciaires dans un tel cas n'est pas simplement une exigence circonstancielle, mais un mécanisme nécessaire pour restaurer la confiance des citoyens dans les déclarations et les institutions officielles, et pour mettre fin à l'impunité des fautes administratives, tout en soulignant que les portefeuilles ministériels constituent une responsabilité qui entraîne des conséquences pénales et civiles si la négligence conduit à des résultats désastreux, en plus d'établir un précédent juridique qui oblige tout futur responsable à peser ses paroles à l'aune du sérieux et du réalisme avant de faire des promesses qui ne sont pas étayées par les faits.
Le départ d'un fonctionnaire de ses fonctions, qu'il démissionne ou soit limogé, demeure une procédure politique « protocolaire » qui ne rend pas compte de l'ampleur des dommages psychologiques, financiers et sociaux infligés aux familles marocaines.
De ce point de vue, engager des poursuites judiciaires dans un tel cas n'est pas simplement une exigence circonstancielle, mais un mécanisme nécessaire pour restaurer la confiance des citoyens dans les déclarations et les institutions officielles, et pour mettre fin à l'impunité des fautes administratives, tout en soulignant que les portefeuilles ministériels constituent une responsabilité qui entraîne des conséquences pénales et civiles si la négligence conduit à des résultats désastreux, en plus d'établir un précédent juridique qui oblige tout futur responsable à peser ses paroles à l'aune du sérieux et du réalisme avant de faire des promesses qui ne sont pas étayées par les faits.
Le départ d'un fonctionnaire de ses fonctions, qu'il démissionne ou soit limogé, demeure une procédure politique « protocolaire » qui ne rend pas compte de l'ampleur des dommages psychologiques, financiers et sociaux infligés aux familles marocaines.
La démission, par essence, est un aveu d'échec, tandis que les poursuites judiciaires incarnent véritablement l'État de droit et la justice.
Au vu de tous les événements dont ont été témoins les Marocains et le monde, il est nécessaire de passer d'une logique de reproches politiques et de communication superficielle à une logique de stricte responsabilité judiciaire, car la dignité du citoyen et la stabilité de la patrie constituent une ligne rouge qui ne saurait être franchie par des déclarations aux conséquences imprévues.
Au vu de tous les événements dont ont été témoins les Marocains et le monde, il est nécessaire de passer d'une logique de reproches politiques et de communication superficielle à une logique de stricte responsabilité judiciaire, car la dignité du citoyen et la stabilité de la patrie constituent une ligne rouge qui ne saurait être franchie par des déclarations aux conséquences imprévues.
Source : Maghribiatv24
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