Les sardines sont abordables… mais le poisson de bonne qualité est hors de portée des Marocains.

Consommation sardines sont abordables… mais le poisson de bonne qualité est hors de portée des Marocains.



Publié le 17 février 2026

L'annonce d'une abondance de sardines à bas prix, sans conséquence néfaste ni difficulté supplémentaire pour les Marocains, pourrait sembler une bonne nouvelle de prime abord, surtout à l'approche du Ramadan. 

Cependant, cette « bonne nouvelle » soulève de nombreuses questions, notamment : où trouve-t-on les meilleurs poissons ? 
Et pourquoi restent-ils inaccessibles aux citoyens ordinaires, privés de leurs saveurs et de leurs repas, faute de moyens pour se les procurer ?

Trouveront-ils des poissons comme la dorade, le mérou, le bar, le thon, la gambas et le calamar d'élevage sur les marchés du Ramadan à un prix raisonnable ? Ou bien les Marocains devront-ils, une fois de plus, se contenter de sardines ? Et si oui, à quel prix ? 
Se réveillera-t-on le premier jour du Ramadan avec un prix de 40 dirhams le kilo pour ce « poisson du pauvre » ?

L'ironie tragique est que cette situation se produit dans un pays bordé par deux mers, où les ressources halieutiques devraient être un pilier de la sécurité alimentaire, et non une source d'instabilité et de précarité. 
Or, la réalité révèle un manque flagrant de contrôle, avec une pêche illégale florissante et le gaspillage de sommes colossales d'argent public allouées à des institutions censées assurer la réglementation, le suivi et la traçabilité, au lieu de rester silencieuses ou complices.

Si les sardines sont vendues aux Marocains au prix de 40 dirhams le kilogramme, c’est un signe inquiétant que les « contrebandiers de sardines » se sont renforcés, profitant d’une surveillance insuffisante, de la fragilité de l’intervention des services économiques et du manque d’efficacité des comités spécialisés au niveau des villes, des préfectures et des régions.

Face à cette situation, une question demeure cruciale : existe-t-il un véritable sauveur pour le marché du Ramadan ?
Ou le citoyen restera-t-il le maillon faible d’une équation qui se déséquilibre de plus en plus à mesure que le mois de jeûne approche ?

Par : Al-Asali Ahmed



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