Au-delà des décisions de la Confédération africaine de football ...
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Par ce contraste assumé, le Maroc se donne à lire tel qu’il est : un État qui agit sans fracas, qui tranche sans agitation et qui avance par l’œuvre plutôt que par la plainte. Là où d’autres se livrent à la clameur, le royaume choisit le travail. Là où certains s’abandonnent à l’invective, il répond par la pierre, l’acier et la prévoyance.
Primauté du temps long dans les choix du royaume
Les décisions de la commission disciplinaire de la CAF ne sauraient être perçues autrement que comme un épisode sans lendemain dans la marche d’un pays accoutumé à gouverner selon la raison d’État. Le Maroc, riche d’une longue pratique des affaires africaines, sait distinguer le jeu du dessein, la rivalité sportive de l’orientation politique, l’incident du cap. Cette retenue tranche avec l’attitude d’une puissance voisine qui, malgré l’abondance de ses richesses gazières et pétrolières, n’a su offrir à sa population que la pénurie et l’attente. Là où le Maroc bâtit, d’autres s’épuisent à provoquer. Là où le royaume trace des voies durables, certains préfèrent troubler l’eau pour y noyer leur propre impuissance.
Les ports, l’énergie et l’Afrique comme horizon stratégique d’un État qui gouverne par l’œuvre
La séance de travail présidée par le roi Mohammed VI au palais royal de Casablanca, consacrée au complexe portuaire et industriel de Nador West Med, s’inscrit dans la perspective de sa mise en service, attendue fin 2026. Elle ne relevait nullement d’un exercice technique mais bien d’un acte de souveraineté. Ce site prolonge une vision déjà illustrée par le succès éclatant du port Tanger Med, devenu la première plate-forme portuaire d’Afrique et de la Méditerranée.
Plus encore, Nador West Med porte en son sein un choix décisif : l’accueil de la première station nationale de gaz naturel liquéfié dotée d’une capacité annuelle de cinq milliards de mètres cubes, à laquelle s’ajoute une installation dédiée aux hydrocarbures. Par là, le Maroc affirme que la sûreté énergétique n’est pas une question subalterne, mais un pilier de l’indépendance nationale.
À ce grand ensemble répond, au sud du royaume, le port Dakhla Atlantique, autre jalon d’une architecture qui lie le nord au sud, la façade méditerranéenne à l’ouverture atlantique, et fait du Maroc un trait d’union réel entre l’Afrique, l’Europe et le reste du monde. Dans le même esprit, le royaume poursuit, avec ses partenaires africains, une politique d’accords concrets et d’ouvrages partagés, à l’image du projet de gazoduc Nigeria–Maroc, symbole d’une coopération sud-sud fondée sur l’intérêt commun et non sur la discorde.
Face à ce chemin clair, les manœuvres de brouillage venues d’Algérie apparaissent pour ce qu’elles sont : une fuite en avant. Le Maroc, lui, a fait son choix. Il ne répond ni par l’emportement ni par la menace, mais par les ports, l’énergie et la confiance. Car l’Afrique de demain ne se gagne ni par le tumulte ni par l’intrigue, mais par la construction patiente et l’esprit d’État.
Ainsi avance le Maroc : calme dans ses paroles, ferme dans ses décisions, assuré dans sa marche, fidèle à une maxime ancienne que l’histoire ne dément jamais : la caravane poursuit sa route, indifférente aux aboiements de la rive.

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