Registre du commerce : L'obligation de s'inscrire en ligne dès septembre.
Registre du commerce : L'obligation de s'inscrire en ligne dès septembre.
Le 14/06/2021
L'inscription en ligne au registre du commerce va devenir obligatoire à partir de septembre. Le décret relatif aux modalités d'inscription vient d'être publié au BO. Les actes et les états de synthèse des entreprises devront être introduits via la plateforme Ompic.
Du nouveau au niveau des modalités d’immatriculation au Registre électronique du commerce. Dans son édition du jour, L’Économiste
annonce que le décret d'application vient d’être publié au Bulletin
officiel. Le quotidien relève que ce texte entrera en vigueur trois mois
après sa publication, c'est-à-dire le 3 septembre prochain.
Le journal assure qu'il a été décidé que l’Ompic (Office marocain de la
propriété industrielle et commerciale) sera le tenancier du Registre
central du commerce. "Les inscriptions passeront donc obligatoirement, à
partir du 3 septembre prochain, par la plateforme électronique de
création et d’accompagnement des entreprises", souligne-t-il. Celles-ci
peuvent être effectuées par l’intéressé lui-même ou par un notaire,
expert-comptable ou encore comptable agréé. Il faudra "remplir le
formulaire électronique prévu à cet effet et adjoindre les justificatifs
réclamés" en fonction de la catégorie (personnes physiques et personnes
morales). Il faudra y mentionner les informations relatives aux
succursales et les inscriptions modificatives pour les entreprises. Pour
les personnes physiques, en revanche, le déclarant doit aussi préciser
le responsable de la gérance libre du fonds de commerce.
"Avec l’entrée en vigueur du décret en septembre prochain, tous les
documents concernant la vie de l’entreprise, depuis sa création jusqu’à
sa radiation, en passant par les modifications, devront être déposés via
la plateforme électronique. Toute demande de copie ou d’extrait des
inscriptions portées au Registre du commerce, de certificat
d’inscription inexistante ou radiée, d’attestation d’inscription, de
non-inscription ou de radiation et de certificat négatif doit être
déposée via la plateforme électronique de l’Ompic", écrit L'Économiste qui
assure que la mission du secrétaire greffier chargé du registre du
commerce est de s’assurer que les mentions déclarées par internet ne
sont pas contradictoires avec les textes législatifs et réglementaires.
Il s'agit aussi de garantir l’exactitude de mentions telles que
l’adresse des déclarants, leur identité, leur régime juridique (pour les
personnes morales), la date et heure de la déclaration, le numéro de
série au niveau du registre chronologique… En guise de certification des
données, il faudra la signature électronique du secrétaire greffier
avant la consignation finale au niveau de la plateforme.
L'Économiste soutient que la plateforme électronique servira
aussi au paiement de toutes les taxes et rémunérations pour services
rendus, relatives à la création d’entreprises par voie électronique.
"Les droits concernant les inscriptions au registre du commerce doivent
également être acquittés à travers la plateforme".
Le quotidien fait savoir que le décret comporte également le mode
opératoire du dépôt en ligne des états de synthèse qui devront
obligatoirement être déposés via la même plateforme.
En cas de non-inscription au Registre électronique du commerce dans les
délais réglementaires, le ministère de l’Industrie et du Commerce
envoie un courrier par voie recommandée avec accusé de réception. De
plus, "toute indication inexacte donnée de mauvaise foi en vue de
l’immatriculation ou de l’inscription au registre du commerce est
passible d’un emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende de 1.000 à
50.000 dirhams ou de l’une de ces deux peines". Toute fausse
déclaration implique la saisie immédiate du procureur général.
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