Le parlement péruvien condamne la résolution du PE sur le Maroc.
Le parlement péruvien condamne la résolution du PE sur le Maroc.
Le Congrès péruvien a exhorté le
Parlement européen (PE) de ne pas “interférer” dans la crise bilatérale
entre le Maroc et l’Espagne pour ne pas “exacerber” la tension entre les
deux parties qui devraient résoudre la crise dans “un cadre purement
bilatéral et par les voies diplomatiques”.
Dans une motion adoptée mardi, le parlement péruvien
souligne que la crise politique bilatérale entre Rabat et Madrid avait
éclaté à la mi-avril dernier suite à l’accueil ,”de manière secrète” par
l’Espagne , du chef du groupe séparatiste du polisario, recherché par
les autorités judiciaires espagnoles.
La motion, proposée par la députée Martha Gladys Chavez
Cossio, déplore que certains membres du Parlement européen aient
exploité la question de l’immigration comme prétexte pour tenter
“d’européaniser” une crise bilatérale et “éluder les véritables causes”
de la crise entre le Maroc et l’Espagne.
Dans le même contexte, l’institution législative
péruvienne a salué “l’engagement” du Roi Mohammed VI, en sa qualité de
Leader africain sur la question de la migration, son action personnelle
en faveur de la lutte contre l’immigration clandestine, ainsi que la
décision du Souverain de régler définitivement la question des mineurs
marocains non accompagnés dans certains pays d’Europe.
Par ailleurs, le Congrès a salué le rôle majeur du
Royaume dans la gestion des migrations afro-européennes et les mesures
concrètes prises par le Maroc pour lutter contre les migrations
illégales dans son espace régional et contre la traite des êtres
humains, se félicitant du ferme engagement de Rabat à entretenir des
relations de bon voisinage avec l’Union Européenne et les pays de la
rive sud de la Méditerranée.
La motion note que la décision du PE concernant la crise
bilatérale entre le Maroc et l’Espagne comporte des observations
infondées au regard des politiques et des mécanismes mis en place par
Rabat pour lutter contre l’immigration illégale, notant qu’elle ne
reflète pas non plus la réalité du partenariat distingué entre l’UE et
le Royaume, comme elle ne change rien au caractère politique et
bilatéral de la crise entre les deux pays voisins.
Le Congrès péruvien rappelle, à cet égard, l’adoption
par le Maroc en 2013 de la Stratégie nationale d’immigration et d’asile,
qui a permis entre 2014 et 2020 de régulariser la situation de milliers
de migrants, notamment ceux d’Afrique subsaharienne, faisant observer
que le Maroc abrite, depuis 2020, l’Observatoire Africain des
Migrations, basé à Rabat, en reconnaissance du rôle fondamental du Maroc
et de son expérience dans le domaine migratoire.
La résolution relève que la coopération du Maroc dans le
domaine des migrations a permis d’avorter plus de 14.000 tentatives
d’immigration clandestine, de démanteler 5.000 réseaux s’activant dans
ce domaine, de secourir plus de 80.500 migrants en mer et d’empêcher
d’innombrables tentatives d’intrusion.
Le Maroc est un acteur
responsable et est en droit d’exiger que la responsabilité de faire face
au phénomène migratoire soit partagée dans le même esprit d’engagement
et de confiance mutuelle avec ses voisins, conclut le Congrès péruvien.

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