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Revue de Presse People 

Albert de Monaco papapoulise, Cristiano Ronaldo se rétrécit les boules pour Noël, les Beckham le fêtent en grand, Madonna divinenfantise son toyboy, Jean Dujardin & Nathalie Péchalat bissent, Ben Affleck & Jennifer Lopez aussi; Tom Cruise passe à la quadra

A ce stade nous n’avons pas, aux côtés du Président élu, un groupe structuré autour d’une démarche bien identifiée. 

Néanmoins le point commun que l’on doit noter est qu’autour de Donald Trump, nombreux sont les dirigeants du secteur de l’information et/ou des nouvelles technologies.

Or, le poids de ce secteur et son impact sur tous les domaines, que ce soit l’économie, l’énergie, la santé, l’éducation, la défense, la sécurité, les transports, l’espace, la géopolitique, la politique, la communication…est tel que le digital et les réseaux sociaux sont devenus les moteurs du développement et de la communication d’un pays. Pour cette raison, la vigilance doit d’autant plus rester de mise au moment où les avancées fulgurantes de l’intelligence artificielle, poussée par des géants américains, peuvent être mises au service d’une politique nationale affirmée, d’une stratégie, bref d’une nouvelle vision de la société qui laissera la part belle aux choix et aux orientations des plus puissants dans ce domaine. Le transhumanisme comme vision de l’humanité du XXIème siècle, portée par certains, est à cet égard aussi fascinante qu’inquiétante.


Frédéric Robert : Le 17 janvier 1961, lors de son discours d’adieu, le président Dwight Eisenhower avait en effet mis en garde ses concitoyens contre la menace que représentait le « complexe militaro-industriel ». 

La situation de 1961 et celle de 2025 sont totalement différentes. 

À l’époque, les USA étaient en pleine Guerre Froide et la crainte résidait dans le fait que des entreprises influentes dans le domaine de l’armée, de la défense et du nucléaire (Lockheed Martin, Boeing, Northrop Grumman…) pouvaient directement ou indirectement pousser le pays dans un conflit militaire afin d’en récolter les bénéfices financiers. 

Certains ont dit et diraient encore que l’assassinat de Kennedy le 22 novembre 1963 à Dallas et la prise de fonctions de Lyndon Baines Johnson ont justement été orchestrés par le « complexe militaro industriel » qui s’est encore plus frotté les mains lorsque Johnson a ouvertement engagé le pays dans la guerre du Vietnam suite à la Résolution du Golfe du Tonkin du 7 août 1964… On en est bien loin en 2025 !


Biden parle du « tech-industrial complex » : Il estime que les Américains sont noyés sous un flot incessant de fausses informations et qu’ils sont totalement manipulés par ces géants de la technologie. 

Pour lui, tout cela représente un danger pour la presse libre défendue et protégée par le Premier Amendement de la Constitution. Avec un peu de recul critique et d’honnêteté, il aurait pu dire que lorsque ces nouveaux médias (et même la presse mainstream !) allaient dans son sens et dans celui des Démocrates, cela ne posait strictement aucun problème ! Tous ont été d’ailleurs ravis lorsque Trump a été banni de Twitter et les principes de la sacrosainte « liberté d’expression » étaient devenus, comme par magie, le cadet de leurs soucis ! 

De même, quand Zuckerberg ne cachait pas ses penchants démocrates, tout allait bien ! Maintenant qu’il adopte une position diamétralement opposée, cela fait grincer les dents chez les mêmes Démocrates ! 

Cela voudrait-il dire que tous les médias dans leur ensemble doivent exclusivement servir la soupe aux Démocrates et être forcément anti-républicains ?... N’y aurait-il pas deux poids, deux mesures ?...


Au sein de la société américaine, les personnalités les plus fortunées, qui ont une influence sur le pouvoir, contrôlent-elles plus les démocrates ou les républicains ? 

Frédéric Robert : Si l’on s’intéresse exclusivement aux dernières élections (mais on pourrait retrouver les mêmes tendances en remontant dans le temps), le magazine Forbes constate que 52 milliardaires ont soutenu Trump… et que 83 ont soutenu Harris… cela ne semble pas déranger les Démocrates outre mesure d’autant que la candidate démocrate n’a guère mâché ses mots contre ses nantis, comme Trump, et ce qu’ils représentent à ses yeux et aux yeux de la classe moyenne pendant la campagne présidentielle… Naturellement, lorsque cela sert ses propres intérêts, on se tait. 

Cela ne choque pas non plus lorsqu’un milliardaire comme Bill Gates donne 50 millions de dollars à Harris et que son ex-femme, Melinda lui en donne 13 !... Pour continuer dans la même veine, 75% des fonds spéculatifs ont financé la campagne de Harris, 90% des comtés les plus riches et 65% des personnes gagnant plus de 500 000 dollars sont représentés par des Démocrates au Congrès… 

Trump a remporté l’élection chez les Américains gagnant moins de 100 000 dollars, tandis que les Démocrates ont obtenu les suffrages de ceux gagnant plus de 100 000 dollars… Cela ne choque pas le camp démocrate ? Comment aurait-il réagi en sens inverse ?... Cela ne semble choquer personne non plus, lorsque le New York Times, que l’on ne peut taxer de républicain, affirme le 17 novembre, soit 12 jours après la déroute de Harris, que cette dernière a « grillé » (c’est le terme employé) 1,5 milliard de dollars en 15 semaines… et que CNN (chaîne loin d’être républicaine…) déclare, le 6 décembre dernier, qu’elle a dépensé 1,8 milliard de dollars… Certains pensent que la barre des 2 milliards a même été allègrement franchi… Très souvent, les Démocrates s’insurgent, à juste titre, que l’argent pourrait être mieux dépensé pour financer des projets d’intérêt collectif… combien de projets les Américains auraient-ils pu financer avec tout cet argent ?...


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Au cœur de la société américaine, les personnalités les plus fortunées, qui auraient une influence sur le pouvoir, vont-elles avoir un rôle à jouer au cœur du mandat de Donald Trump sur la politique économique et les réformes dans ce domaine ? 

La politique adoubée par cette nouvelle oligarchie peut-elle contribuer à accroître les inégalités et les difficultés économiques aux Etats-Unis, notamment pour les citoyens américains ?


Michel Ruimy : Lors de sa première mandature, Donal Trump a mis l’accent sur la réduction des budgets alloués aux infrastructures sociales (santé, éducation, logement), allégé la fiscalité des plus hauts revenus et développé les intérêts des grandes entreprises (réductions fiscales, partenariats public-privé, dérégulations dans des secteurs comme l’énergie, la finance et l’environnement…) contribuant ainsi à accroître leur pouvoir économique et leur influence.


Bien que ses partisans soutiennent que ces politiques ont stimulé l’économie et créé des emplois, de nombreuses critiques ont fait valoir qu’au contraire, ces orientations ont exacerbé les inégalités de richesse et rendu plus difficile la situation de certains citoyens américains. 

En effet, les avantages fiscaux et réglementaires à destination des plus fortunés leur ont permis d’accumuler encore plus de richesses, laissant les classes moyennes et populaires en marge des bénéfices économiques (stagnation des salaires, précarité croissante dans certains secteurs...).


Si l’influence des milliardaires se concrétise sous le second mandat de Donald Trump, elle pourrait orienter (jusqu’à quel degré ?) les réformes économiques vers des politiques favorisant l’élite économique. 

Cette dynamique risque alors d’amplifier les inégalités (frein à la mobilité économique, renforcement d’une élite économique au sommet de l’Etat), de fragiliser la cohésion sociale de la population américaine en suscitant un désenchantement démocratique, les citoyens percevant les institutions comme servant davantage les intérêts particuliers que l’intérêt général et, finalement, donner un regain aux mouvements populistes ou progressistes, notamment portés par Bernie Sanders ou Alexandria Ocasio-Cortez, appelant à des politiques redistributives.


En quoi les Démocrates ont eu une très forte influence financière par le passé, et bien plus que les Républicains de manière générale, et notamment au niveau des intérêts et des investissements financiers au sein de la société américaine ?


Michel Ruimy : Bien que les Républicains aient souvent été perçus comme les défenseurs traditionnels des grandes entreprises et du capital, les Démocrates ont également joué un rôle majeur dans l’orientation économique des États-Unis.


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Historiquement, le Parti démocrate a su fédérer, à la fois, des acteurs sociaux progressistes et des secteurs industriels. Les Démocrates ont pu ainsi construire une large base de soutien financier composée de groupes d’intérêt associatifs et d’ONGs mais également d’entreprises puissantes de la Silicon Valley, de Wall Street, des industries pharmaceutiques… 

Ces supports, qui se sont retrouvés alignés sur des positions pro-mondialisation, se sont investis, de manière significative, afin d’impacter la politique et de profiter d’une régulation plus souple et d’inclusivité, de réformes économiques et d’un certain niveau d’intervention de l’État (« État-providence »).

Ces orientations ont bénéficié aux entreprises de certains secteurs (santé publique, infrastructures, financier…) et permis à certains groupes d’intérêts économiques de se renforcer, notamment les entreprises technologiques et pharmaceutiques.


Donald Trump et son parti ne jouent-ils pas aussi leurs propres intérêts dans le cadre d’une forme d’oligarchie ?

Frédéric Robert : C’est une évidence ! S’entourer de cette oligarchie dont parle Biden est crucial dans cette ère de l’information. Qui contrôle l’information contrôle le pouvoir ; le pouvoir, c’est l’information, encore plus quand elle se propage à la vitesse de la lumière comme c’est le cas actuellement. 

On a l’impression que les Républicains essaient de prendre les Démocrates à leur propre jeu : depuis des décennies, la presse mainstream a été acquise à la cause démocrate, en faisant montre, inutile de le dire, d’une objectivité à géométrie très variable… le manque d’objectivité lors de la campagne présidentielle de 2016 et celle de 2024 en sont des exemples criants… et on connaît les résultats… le moment ne serait-il pas vu pour que les Républicains s’octroient les faveurs et les douceurs des piliers de la « high-tech » ? 

En outre, en Europe, très souvent, les gouvernements essaient par tous les moyens d’acheter la paix sociale ; il semble qu’en Amérique, c’est l’inverse : La « high-tech » souhaite signer la paix avec la Maison-Blanche républicaine !


Jean-Claude Beaujour : Donald Trump est parvenu à rallier le parti républicain derrière lui, ce qui n’était pas tout à fait le cas lors de sa première campagne, en dépit de son investiture, et pas davantage au moment de son départ de la Maison Blanche en 2021. 

En outre, l’on sait que le nouveau Président est tout à la fois un homme d’affaires et un homme de média. Le fait même de rallier à sa cause plusieurs personnalités ayant une audience considérable à travers le pays, et même au-delà, et qui véhiculent l’image de la réussite, de l’audace et de l’innovation (Elon Musk n’a pas moins de 200 millions de followers, Jeff Bezos est propriétaire d’Amazon et du Washington Post), peut laisser penser que Donald Trump joue le tiercé gagnant. On peut aussi ajouter Mark Zuckerberg qui, avec ses 3 milliards d’utilisateurs de l’ensemble des applications de Meta, a récemment opéré une transformation idéologique au moment où Donald Trump accède au pouvoir. 

Zuckerberg demande d’ailleurs au Président élu de le soutenir dans son bras de fer avec l’Union européenne et on peut aisément imaginer un soutien en retour en faveur de la politique du futur Président.

La question légitime qui se pose alors est : Comment tout cela sert-il Donald Trump ?



Résultats scolaires en berne.

Une récente étude menée par encéphalogramme montre qu’écrire à la main permet une bien meilleure connectivité cérébrale que la frappe au clavier.


Tout d’abord cela sert son « Make America Great Again » (MAGA) puisque Donald Trump s’associe à l’image des puissants qui font gagner l’Amérique, thème de campagne très populaire. Ensuite, en associant son propre nom TRUMP, véritable marque commerciale à l’instar de celle des grands groupes de medias, il valorise de fait la valeur commerciale de la marque TRUMP et de ses entreprises. 

Enfin, le parti républicain lui-même peut compter sur le soutien financier et d’image de cet ensemble en lui assurant ce que tout parti a besoin de conquérir pour rester au pouvoir : l’argent, la visibilité, l’activisme militant.


Il sera donc particulièrement intéressant de voir dans les années à venir comment non seulement le parti républicain mais aussi le parti démocrate se positionneront et évolueront aux côtés de ces empires économiques.




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