
Pour lutter contre les actuelles formes d’exploitation de l’homme, sans doute faut-il tenter de comprendre les mécanismes en jeu, les intérêts cachés, les préjugés tenaces. Sans doute faut-il aussi que le droit dise clairement les choses, à l’échelle internationale, afin de discerner ce qui relève ou non de formes de travail légales et légitimes.
Un texte d’août 2013 permet, en France, de poursuivre le fait d’utiliser les services d’une personne en situation de vulnérabilité ou de dépendance contre une rémunération visiblement non raisonnable.
La notion de rémunération renvoie au travail, forcé ou contraint.
La situation de dépendance ou de vulnérabilité fait plutôt penser à une situation de nature esclavagiste. Le temps n’est-il pas venu de penser des catégories actualisées d’exploitation de l’homme ?