Le Premier ministre Mariano Rajoy destitué après une motion de censure
Le Premier ministre Mariano Rajoy destitué après une motion de censure
Première adoption d’une motion de censure dans l’histoire de la démocratie espagnole.

Le gouvernement conservateur du Parti Populaire espagnol vient d’être renversé. Après l’adoption ce vendredi, à la majorité absolue, de la motion de censure par le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Mariano Rajoy, chef de gouvernement depuis décembre 2011, cède sa place au secrétaire général du Parti socialiste, Pedro Sanchez.
Le parti socialiste n’était pas le seul a approuver cette décision puisque la coalition Unidos-Podemos, le Parti nationaliste basque (PNV), la Gauche républicaine catalane (ERC), le Parti démocrate catalan (PedCat), Compromis, EH Bildu et Nueva Canarias ont également voté en faveur de la motion de censure, lors de la seconde journée de débat de cette initiative au Congrès des députés.
Au total, 180 députés de la Chambre basse du parlement sur les 350 ont voté pour l’adoption de la motion de censure, tandis qu’un député s’est abstenu. Un résultat qui n’a pas surpris l’ancien président du gouvernement. Quelques minutes avant le vote, Rajoy a déclaré: “Nous pouvons présumer que la motion de censure sera adoptée. En conséquence, Pedro Sanchez va être le nouveau président du gouvernement.”
La motion de censure a été déposée la semaine dernière par le groupe parlementaire du PSOE en réaction à la sentence prononcée jeudi dernier par l’Audience nationale espagnole “condamnant les accusés dans l’affaire du réseau de corruption ‘Gürtel’, dans lequel sont impliqués d’anciens responsables du Parti Populaire, à des peines allant jusqu’à près de 52 ans de prison”.
Le Parti de Rajoy devra payer une amende de 245.000 euros “pour sa responsabilité civile en tant que bénéficiaire de fonds obtenus illégalement”.
Ce n’est pas la première fois qu’un parti essaie de destituer Rajoy. Le parti de gauche radicale Podemos avait déjà déposé, en juin dernier, une motion de censure qui avait été rejetée par le Congrès des députés. Il s’agit cependant de la première adoption d’une motion de censure dans l’histoire de la démocratie espagnole.
Ce moyen de contrôle régie par l’article 113 de la Constitution espagnole “fixe les mécanismes à mettre en œuvre lorsque le Congrès des députés retire sa confiance au président du gouvernement”.

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