Liberté religieuse au Maroc: Mustapha El Khalfi conteste le rapport du département d’État américain.

Liberté religieuse au Maroc : Mustapha El Khalfi conteste le rapport du département d’État américain.

Le ministre prévient que le Maroc planchera sur le rapport afin d'élaborer une réponse.




ANADOLU AGENCY VIA GETTY IMAGES

RAPPORT - Mardi 29 mai, le département d’État américain a publié son rapport annuel sur les libertés religieuses dans le monde, pointant du doigt, au Maroc, des pressions subies par les minorités religieuses, notamment les chrétiens, chiites et bahais.
Un rapport “contraire à la réalité”
Le ministre délégué chargé des relations avec le parlement et la société civile, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, a dénoncé ce jeudi cette publication qu’il accuse de ne pas reposer sur “des données scientifiques précise”.
Ce rapport “ne repose pas sur des données scientifiques précises, et par conséquent, il comporte des jugements de valeur et des exagérations”, a-t-il indiqué lors d’un point presse, arguant que “le Maroc est un pays des libertés religieuses” et que ce rapport “est contraire à la réalité”.
Enfin, le ministre a noté que la commission ministérielle chargée de l’examen des rapports internationaux ou ceux publiés par des instances ou des gouvernements sur la situation des droits de l’homme au Maroc planchera sur le rapport afin d’élaborer une réponse à ce sujet.
Les chrétiens, victimes de persécutions?
Pour le département d’Etat américain, “le gouvernement a détenu et interrogé des citoyens chrétiens sur leurs croyances et leurs contacts avec d’autres chrétiens”, note-t-il.
Des citoyens chrétiens et chiites auraient également déclaré que “les craintes de harcèlement du gouvernement les ont conduits à tenir des réunions religieuses dans les maisons des membres”. Le rapport va plus loin en soutenant que “certains citoyens chrétiens ont rapporté que les autorités avaient fait pression sur les convertis chrétiens pour qu’ils renoncent à leur foi”.
Le rapport américain indique aussi qu’en mai dernier, les médias espagnols rapportaient que le ministre des Habous et des Affaires islamiques avait utilisait le terme “virus” pour parler des chrétiens et musulmans chiites dans le pays.
Certains chrétiens, bahaïs et chiites ont fait état de “pressions sociétales, familiales et culturelles en raison de leur foi”, poursuit le rapport du département d’État américain. Des passants auraient par ailleurs attaqué au moins un individu pendant le ramadan pour avoir mangé en public pendant les heures de jeûne.
Le gouvernement marocain est par ailleurs accusé d’avoir expulsé, au moins deux fois en 2017, des étrangers accusés de prosélytisme. 
Enfin, les autorités marocaines sont pointées du doigt pour avoir restreint la distribution de documents religieux non islamiques, ainsi que des documents islamiques jugés incompatibles avec l’école islamique sunnite malékite.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La CPI s’apprête à délivrer des mandats d’arrêt contre Ben Gvir & Smotrich, accusés d’apartheid.

“Mobilisation générale non déclarée” à Washington, Tel Aviv & Téhéran — Bientôt l’“heure H” ?.

Débâcle américano-israélienne, le Yémen & la Russie à la rescousse & panique sur le prix du baril.