Bagarres en tribune de presse, incidents avec les supporters, penalty polémique... Scènes surréalistes lors de la finale de la CAN au Maroc.
Bagarres en tribune de presse, incidents avec les supporters, penalty polémique... Scènes surréalistes lors de la finale de la CAN au Maroc.


La finale de la Coupe d’Afrique des nations opposant le Maroc et le Sénégal a basculé dans le ridicule à l’issue du temps réglementaire, ce dimanche à Rabat.
Des scènes inédites qui font très mal à l’image du football.
Des scènes inédites qui font très mal à l’image du football.
La finale de la Coupe d’Afrique des nations a basculé dimanche sur un moment de tension électrique, quand les joueurs du Sénégal ont voulu quitter le terrain pour protester contre un pénalty accordé dans les dernières secondes à leurs adversaires, mais les Marocains l’ont manqué et les Sénégalais se sont imposés après prolongation.
Car au bout de la vingtaine de minutes de confusion, Brahim Diaz a envoyé sa panenka molle complètement ratée dans les bras d’Edouard Mendy... Le joueur du Real Madrid avait été l’acteur déclencheur du psychodrame qui a perturbé la finale de la CAN 2025.
Les Sénégalais quittent la pelouse
Héros du Maroc pour avoir marqué à chaque match jusqu’au quart de finale inclus, Diaz avait bruyamment demandé un penalty pour un léger accrochage avec El-Hadj Malick Diouf dans les dernières secondes du temps réglementaire.
Car au bout de la vingtaine de minutes de confusion, Brahim Diaz a envoyé sa panenka molle complètement ratée dans les bras d’Edouard Mendy... Le joueur du Real Madrid avait été l’acteur déclencheur du psychodrame qui a perturbé la finale de la CAN 2025.
Les Sénégalais quittent la pelouse
Héros du Maroc pour avoir marqué à chaque match jusqu’au quart de finale inclus, Diaz avait bruyamment demandé un penalty pour un léger accrochage avec El-Hadj Malick Diouf dans les dernières secondes du temps réglementaire.
Le défenseur sénégalais lui a mis la main sur le cou, mais le Madrilène a nettement accentué sa chute.
Ensuite, il a contesté auprès du juge de ligne et de l’arbitre central, réclamant la consultation de la VAR.
Sous le tonnerre du stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo, protégé par les forces de l’ordre et sous la pression de membres des deux sélections, est allé lui-même se placer devant le petit écran vidéo.
Sous le tonnerre du stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo, protégé par les forces de l’ordre et sous la pression de membres des deux sélections, est allé lui-même se placer devant le petit écran vidéo.
Il a jugé qu’il y avait bien faute et a ordonné le penalty dans une clameur immense.
Et déclenché la fureur des Sénégalais.
Dans un tournoi où les accusations d’arbitrage favorable au pays organisateur avaient déjà fusé, les Lions de la Teranga, fous de rage, ont commencé à quitter la pelouse, commandés par leur sélectionneur Pape Thiaw.
Dans un tournoi où les accusations d’arbitrage favorable au pays organisateur avaient déjà fusé, les Lions de la Teranga, fous de rage, ont commencé à quitter la pelouse, commandés par leur sélectionneur Pape Thiaw.
Mais leur leader Sadio Mané semblait contre cette décision.
Aperçu en grandes discussions sur le bord du terrain avec le sélectionneur marocain Walid Regragui et l’ancien coach du Sénégal (1988-1992) Claude Le Roy, présent en tant que consultant télé, le N.10 sénégalais a demandé à ses coéquipiers de revenir.
Sadio Mané rappelle tout le monde
«Sadio est venu me demander ce que je ferais à sa place, je lui ai dit: +Je demanderais à tes coéquipiers de revenir+, tout simplement», a raconté le «Sorcier Blond» à l’AFP.
Sadio Mané rappelle tout le monde
«Sadio est venu me demander ce que je ferais à sa place, je lui ai dit: +Je demanderais à tes coéquipiers de revenir+, tout simplement», a raconté le «Sorcier Blond» à l’AFP.
On a vu alors Mané, déjà héros de la victoire à la CAN 2022 et encore héros de la demi-finale, seul buteur contre l’Égypte (1-0), retourner chercher en courant ses coéquipiers qui avaient déjà regagné les vestiaires.
Sur la pelouse et dans les tribunes, la tension était à son comble. Les forces de l’ordre ont dressé un barrage au pied de la tribune verte, jaune et rouge des supporters des Lions, le célèbre groupe du «Douzième gaindé» (gaindé signifie lion en wolof), certains aux corps peints de ces couleurs du drapeau national.
Jets de sièges et tensions en tribunes
Des sièges ont été jetés sur la pelouse, et quelques supporters ont même tenté de pénétrer sur le terrain.
Sur la pelouse et dans les tribunes, la tension était à son comble. Les forces de l’ordre ont dressé un barrage au pied de la tribune verte, jaune et rouge des supporters des Lions, le célèbre groupe du «Douzième gaindé» (gaindé signifie lion en wolof), certains aux corps peints de ces couleurs du drapeau national.
Jets de sièges et tensions en tribunes
Des sièges ont été jetés sur la pelouse, et quelques supporters ont même tenté de pénétrer sur le terrain.
Au micro, le speaker du stade a lancé un message, en français puis en anglais: «Nous demandons aux supporters de garder leur calme avant qu’on puisse poursuivre le match.»
Dans la tribune de presse, des représentants de différents médias marocains et sénégalais en venaient aux mains, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Dans la tribune de presse, des représentants de différents médias marocains et sénégalais en venaient aux mains, ont constaté des journalistes de l’AFP.
C’est dans cette immense confusion que Brahim Diaz a tiré le penalty. Mais le meilleur buteur de la compétition (cinq buts) a complètement manqué son geste.
Le match venait de tourner sur une contestation qui va entrer dans la légende de la Coupe d’Afrique.
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