Vie privée et liberté d’expression : Ouahbi reconnaît une faille législative du gouvernement.
Vie privée et liberté d’expression : Ouahbi reconnaît une faille législative du gouvernement.

Selon lui, l’un des points de faiblesse au sein du gouvernement est de ne pas avoir élaboré une loi à la hauteur réelle des dispositions de la Constitution, laissant certaines pratiques épargnées par la loi et protégées par une sorte de « noblesse perverse » au nom de la liberté d’expression.
Le ministre a estimé que la vie des citoyens était en jeu à cause de cette situation, appelant à ne pas traiter les affaires privées dans l’espace public, et jugeant que ces phénomènes, lorsqu’ils se produisent, doivent être traités avec davantage de fermeté.
« Si le gouvernement est incapable de proposer une loi, vous, en tant que conseillers, pouvez le faire, et nous la défendrons et l’appliquerons », a déclaré le ministre devant les élus, en ajoutant que la manière dont un certain nombre de crimes sont commis « n’est plus supportable », au point que « le citoyen n’est plus en mesure de s’asseoir sereinement dans les lieux publics ni de s’exprimer librement ».
Le ministre de la Justice a par ailleurs souligné « la nécessité d’élargir les textes juridiques afin de protéger la vie privée des citoyens », déclarant que le futur Code pénal contiendra des dispositions en lien avec cette problématique.

Publié le jeudi 25 décembre 2025
Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, s’est indigné de la situation des réseaux sociaux, affirmant qu’ils sont devenus la « calamité de notre époque », critiquant notamment le recours de certaines familles aux règlements de comptes par écrans interposés.
Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, s’est indigné de la situation des réseaux sociaux, affirmant qu’ils sont devenus la « calamité de notre époque », critiquant notamment le recours de certaines familles aux règlements de comptes par écrans interposés.
Le responsable gouvernemental a critiqué le fait que la liberté d’expression soit « parfois utilisée comme un simple slogan » pour justifier la diffamation.
Dans une intervention devant la Chambre des conseillers, le ministre de la Justice a déclaré, en séance hebdomadaire consacrée aux questions orales, que le pouvoir exécutif n’a pas réussi à imposer des textes stricts et des sanctions dissuasives pour éviter « ce qui se passe sur ces réseaux ».
Le ministre a critiqué ce qu’il a décrit comme « une mise à mort morale et éthique devant l’opinion publique » et s’est interrogé : « Quelle est la différence avec le fait de tuer quelqu’un physiquement ? Il n’y en a aucune ».
Dans une intervention devant la Chambre des conseillers, le ministre de la Justice a déclaré, en séance hebdomadaire consacrée aux questions orales, que le pouvoir exécutif n’a pas réussi à imposer des textes stricts et des sanctions dissuasives pour éviter « ce qui se passe sur ces réseaux ».
Le ministre a critiqué ce qu’il a décrit comme « une mise à mort morale et éthique devant l’opinion publique » et s’est interrogé : « Quelle est la différence avec le fait de tuer quelqu’un physiquement ? Il n’y en a aucune ».
Selon lui, l’un des points de faiblesse au sein du gouvernement est de ne pas avoir élaboré une loi à la hauteur réelle des dispositions de la Constitution, laissant certaines pratiques épargnées par la loi et protégées par une sorte de « noblesse perverse » au nom de la liberté d’expression.
Le ministre a estimé que la vie des citoyens était en jeu à cause de cette situation, appelant à ne pas traiter les affaires privées dans l’espace public, et jugeant que ces phénomènes, lorsqu’ils se produisent, doivent être traités avec davantage de fermeté.
« Si le gouvernement est incapable de proposer une loi, vous, en tant que conseillers, pouvez le faire, et nous la défendrons et l’appliquerons », a déclaré le ministre devant les élus, en ajoutant que la manière dont un certain nombre de crimes sont commis « n’est plus supportable », au point que « le citoyen n’est plus en mesure de s’asseoir sereinement dans les lieux publics ni de s’exprimer librement ».
Le ministre de la Justice a par ailleurs souligné « la nécessité d’élargir les textes juridiques afin de protéger la vie privée des citoyens », déclarant que le futur Code pénal contiendra des dispositions en lien avec cette problématique.
Source : Hespress
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