Gary Cohn et la longue liste de collaborateurs ayant quitté la Maison Blanche sous Trump
Gary Cohn et la longue liste de collaborateurs ayant quitté la Maison Blanche sous Trump.
Après sa directrice de la communication, la semaine dernière, c'est son principal conseiller économique Gary Cohn qui lâche le président. Il était opposé à sa décision de taxer les importations d’acier et d’aluminium.
Nouvelle secousse de taille à la Maison Blanche : Gary Cohn, principal conseiller économique de Donald Trump, a annoncé mardi mars sa sa démission après la décision très controversée du président américain de taxer les importations d’acier et d’aluminium. Un départ qui s'ajoute à une longue liste de conseillers et proches collaborateurs de Trump qui ont pris la porte, volontairement ou non, de la Maison Blanche.
Gary Cohn, le banquier
Cet ancien numéro deux de la banque Goldman Sachs, était vent debout contre la politique du magnat de l’immobilier sur le dossier commercial. En août 2017, Cohn, 27 ans, avait critiqué Trump pour sa réaction après les violences racistes de Charlottesville, en Virginie. «Les citoyens qui prennent position pour l’égalité et la liberté ne peuvent jamais être mis sur le même plan que les suprémacistes blancs, les néo-nazis et le KKK», avait-il lancé dans un message clair à celui qui l’avait nommé à la Maison Blanche. Mais il n’avait pas franchi le pas de la démission.
Hope Hicks, la communicante
La directrice de la communication du président a démissionné le 1ermars. Cette proche conseillère de Trump, 29 ans, avait rejoint très tôt la campagne du magnat de l’immobilier et avait été nommée en septembre directrice de la communication, la quatrième à occuper ce poste depuis l’investiture de Trump. La date exacte de son départ n’a pas été fixée mais elle devrait intervenir «dans les semaines à venir», selon la porte-parole de l’exécutif, qui a assuré qu’il n’y avait aucun lien avec son audition de la veille devant la Commission du renseignement de la Chambre des représentants sur l'affaire russe
Rob Porter, le secrétaire
Secrétaire du personnel de la Maison Blanche, il a démissionné début février après avoir été accusé dans la presse par deux ex-femmes de violences conjugales. Il nie ces accusations.
Ces révélations ont déclenché un tumulte à la Maison Blanche car le quadragénaire a pu travailler au plus près de Donald Trump et avoir accès à des informations hautement confidentielles sans avoir eu son accréditation sécurité validée. Hope Hicks, qui entretenait une relation sentimentale avec lui, et le secrétaire général John Kelly ont été particulièrement pris dans la tourmente.
Tom Price, le ministre
Cet orthopédiste de 62 ans a provoqué la colère de Trump en raison de ses déplacements en avions privés, pour un total dépassant les 400 000 dollars, selon le site internet Politico.
Tom Price, qui a démissionné fin septembre, a aussi payé le mécontentement du président sur l’échec de la réforme d’Obamacare, loi emblématique de son prédécesseur démocrate, qu’il a promis d’abroger, sans succès jusqu’ici.
Steve Bannon, le stratège
Le «président Bannon», comme était surnommé ce discret mais très influent conseiller de l’ombre, a joué un rôle crucial dans la dernière ligne droite de la présidentielle remportée par Donald Trump, lorsqu’il a donné un virage résolument populiste à la campagne du milliardaire.
Proche de l’extrême droite, sa cohabitation avec d’autres ténors à la Maison Blanche a tourné à la guerre interne mais, même hors de Pennsylvania Avenue, il a assuré qu’il continuerait à se battre «pour Trump». Il a démissionné le 18 août après 210 jours à la Maison Blanche.
Anthony Scaramucci, le communiquant
«The Mooch» était arrivé à la Maison Blanche le 21 juillet pour en diriger la communication et colmater les fuites vers la presse, que Donald Trump ne supportait plus. Ironie du sort, c’est sa conversation quelques jours plus tard avec un journaliste du New Yorker, lors de laquelle il a tenu des propos insultants envers ses collègues de la Maison Blanche (notamment Steve Bannon), qui a précipité sa chute. Il a effectué le plus court séjour dans la Maison Blanche version Trump: 10 jours.
Reince Priebus, le secrétaire général
Ancien président du parti républicain, le discret Reince Priebus avait hérité du rôle stratégique de «chief of staff», le secrétaire général de la Maison Blanche mais n’a jamais réussi à imposer la discipline parmi les collaborateurs du président. Traité de «schizophrène paranoïaque» par Anthony Scaramucci (au New Yorker), il a quitté le navire le 31 juillet après 189 jours, face au manque de soutien de Donald Trump.
Sean Spicer, le porte-parole
Il avait probablement le travail le plus délicat de la Maison Blanche: sous-titrer pour la presse et le monde entier les propos du président Trump, parfois brouillon, souvent provocateur, toujours imprévisible.
Dès le premier jour, la tâche est apparue complexe, lorsqu’il a dû défendre contre toute évidence l’ampleur de la foule venue assister à l’investiture du milliardaire. Il a quitté les arcanes du pouvoir après 182 jours le 21 juillet, poussé vers la sortie par l’arrivée de «The Mooch».
Michael Flynn, le conseiller
L’ex-conseiller à la sécurité nationale n’a tenu que 22 jours. Ancien chef du renseignement militaire américain très apprécié de Donald Trump, Michael Flynn a fait les frais, le 13 février, de l’affaire russe, dans laquelle son nom est cité et dont il est l’un des principaux protagonistes.
Et quelques autres
• Sebastian Gorka, Conseiller controversé du président américain, il a été accusé par ses détracteurs d’avoir des liens avec des groupes d’extrême droite. D’autres ont mis en doute les compétences qu’il dit avoir dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Il a quitté la Maison Blanche le 25 août.
• Omarosa Manigault Newman, ancienne candidate de l’émission de télé-réalité «The Apprentice», animée par Trump pendant plusieurs années, elle était l’une des personnalités noires occupant l’un des postes les plus élevés au sein de l’administration du président. Elle était chargée du «Bureau des relations publiques», un poste qui a soulevé de nombreuses interrogations. Son départ, annoncé mi-décembre, a été effectif le 20 janvier.
• David Sorensen, chargé de la rédaction des discours, a démissionné début février après avoir été accusé par son ex-femme de violences conjugales.
Comme Rob Porter, il nie ces accusations.

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