«La souveraineté espagnole sur Sebta et Melilla ne sera jamais remise en question» !

Réforme De La Justice : Une Responsabilité De Tous Selon Mohamed Abdennabaoui


Vidéo. «La souveraineté espagnole sur Sebta et Melilla ne sera jamais remise en question» (MAE espagnole)


DR.

La souveraineté espagnole sur Sebta et Melilla, revendiquée par le Maroc, a animé le débat lors de la séance de contrôle du gouvernement devant le Congrès, tenue ce mercredi 23 juin.

Interrogée par la députée de Vox, Teresa Lopez, sur les «déclarations annexionnistes du Maroc», la ministre espagnole des Affaires étrangères, Anrancha Gonzalez Laya, a affirmé qu’il «ne fait aucun doute que Sebta et Melilla sont espagnoles». «La souveraineté espagnole sur les deux villes n’est pas en danger et ne le sera jamais», a-t-elle ajouté.

La ministre, critiquée pour sa politique «molle» par la députée d’extrême droite native de Sebta, a souligné que «la souveraineté sur Sebta et Melilla est une affaire d’État, qui nécessite l’adoption d’une diplomatie discrète et effective».

Une «discrétion» sur laquelle mise d’ailleurs le gouvernement Sanchez pour «sortir au plus vite de la crise avec le Maroc».

 


Si la crise avait débuté avec l’accueil en secret du chef du Polisario en Espagne le 18 avril dernier, elle a pris une tout autre tournure après l’entrée massive de migrants dans l’enclave de Sebta, les 17 et 18 mai.

Poussé par les eurodéputés espagnols, le Parlement Européen a voté une résolution contre le Maroc, l’accusant «d’utiliser les migrants mineurs comme un moyen de pression politique.

Une résolution rejetée par Rabat qui a dénoncé les tentatives espagnoles d’européaniser cette crise «purement bilatérale, déclenchée par l’Espagne».

 

 

 

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Podemos, Vox... Du cash iranien pour les partis extrémistes espagnols

Par EFFE  le 02/07/2021

Podemos Pablo Iglesias
© Copyright : DR

Les deux formations les plus hostiles au Maroc ont pu bénéficier, indirectement, d'un grand soutien financier iranien au moment de leur fondation entre 2013 et 2014, mais aussi pendant leurs campagnes électorales.

Que peuvent bien avoir en commun deux partis qui se positionnent aux deux extrémités de l'échiquier politique espagnol, à savoir Vox de l'extrême droite et Podemos, une formation de la gauche radicale ? 

La réponse est insoupçonnée, même pour les observateurs les plus attentifs de la scène politique espagnole. Ce qu’ils ont en commun, en fait, c’est l’Iran. Ou plutôt l’argent iranien.

 

Ce pays, et cela a d'ailleurs été à l'origine d'un grand scandale politique, finance en effet les deux formations. Bien sûr, les deux partis ont également en commun une animosité maladive envers le Maroc et ses intérêts.


Bref, citant plusieurs médias espagnols, le quotidien affirme que les deux formations représentées au Parlement, et même au gouvernement dans le cas de Podemos, ont bien bénéficié de la manne financière du pays des Ayatollahs. Plus encore, selon les médias du voisin du Nord cités par Al Ahdath Al Maghribia, il s'est avéré que Vox (24 sièges dans la Chambre basse), qui entre au Parlement pour la première fois, n'aurait pu réaliser cette prouesse sans le financement des iraniens. Le scandale politique lié au financement iranien ne s'arrête pas là. Il a été établi que certains médias, notamment des chaînes de télévision, se sont également servis.

 

Selon un rapport de l’Unité centrale espagnole de lutte contre le crime économique et l’évasion fiscale, largement repris par les médias du voisin ibérique, l’Iran distribue du cash à gauche et à droite pour influencer l’opinion publique espagnole, notamment celle de confession musulmane. Selon la même source, la boite de production 360 Global Media, qui contrôle, entre autres, la chaîne de télévision Hispan TV et avec laquelle collabore régulièrement l’ancien premier vice-président du gouvernement et patron de Podemos, Pablo Iglesias, a reçu pas moins de 9,3 millions d’euros de l’Iran à travers des entreprises qui reçoivent directement l’argent du pays des Ayatollahs.

D’après le parti d’extrême gauche a reçu, de la même façon, plus de 1 million d’euros sous forme de donations pendant la période de sa création, entre 2013 et 2014. Selon une enquête publiée par le magazine Foreign Policy à l’époque, ces dons iraniens accordés au parti politique de la gauche radicale soulevaient beaucoup d’interrogations. 

Il ne s’agissait pas d’aides «normales» à un parti politique, d’autant qu’elles ont largement contribué au lancement de cette formation née, rappelons-le, juste après les manifestations sociales qui ont éclaté en Espagne en mars 2012.

 

Quant au parti d’extrême droite, Vox, le porte-parole de son groupe parlementaire a reconnu, selon les médias espagnols, que 80% des aides et des donations qu’il a reçues des particuliers lors de la campagne électorale pour les élections européenne en 2014, proviennent d’un ressortissant iranien établi en Espagne. «Depuis sa création en 2013, les dirigeants de ce parti recevaient régulièrement de l’argent versé par le gouvernement iranien», conclut la même source.

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