Anonymous a piraté le plus gros hébergeur du Dark Web, panique chez les criminels !

Anonymous a piraté le plus gros hébergeur du Dark Web, panique chez les criminels !
Le hacker KingNull, affilié à Anonymous, vient de pirater Daniel’s Hosting : le plus grand hébergeur du Dark Web. Des milliers de sites web illégaux ont été mis hors ligne, et leurs données sont en fuite…
Le Dark Web représente la partie cachée d’internet, dont les sites ne sont pas référencés sur les moteurs de recherche. On y trouve de nombreuses plateformes de trafic de drogues et autres marchandises illégales, et même du trafic d’êtres humains, ou de pédopornographie.
Malgré les efforts d’Interpol, Europol ou du FBI, l’activité sur cette ” toile sombre ” ne cesse d’augmenter au fil des années. Selon les analystes de Crystal Blockchain, le volume total de Bitcoin transféré sur le Dark Web aurait ainsi augmenté de 65% au premier trimestre 2020.
Afin d’y mettre un terme, les hackers d’Anonymous tentent de percer à jour ces sites web illégaux. Déjà en 2013, le célèbre collectif avait lancé ” l’Opération Darknet ” contre Freedom Hosting : le plus grand hébergeur web Tor de l’époque, qui laissait tourner de nombreux sites pédopornographiques sur ses serveurs.
Sept ans plus tard, Anonymous vient à nouveau de frapper. Le 31 mai 2020, plusieurs rumeurs ont commencé à émerger au sujet d’un hacker qui aurait dérobé une base de données appartenant à Daniel’s Hosting.
Il s’agit aujourd’hui du plus grand fournisseur d’hébergement gratuit pour le Dark Web, accueillant de nombreux forums et boutiques illicites. Le hacker à l’origine de cette manoeuvre se fait appeler KingNull, et revendique son affiliation au collectif Anonymous.
Anonymous force Daniel’s Hosting à mettre la clé sous la porte
Suite à une cyberattaque menée le 10 mars 2020, KingNull a obtenu les données de Daniel’s Hosting et s’est empressé de les dévoiler publiquement. Face à cette annonce, ” DH ” n’a eu d’autre choix que de fermer son service et d’inviter les usagers à migrer leurs sites.
Au total, 7600 sites du Dark Web ont été mis hors ligne. Parmi les données en fuite, on compte 3671 adresses email, 7205 mots de passe, et 8850 clés privées liées aux domaines des sites web.
Il s’agit a priori d’une bonne nouvelle, puisque ces données exposées au grand jour pourraient permettre aux forces de l’ordre de retrouver les individus gérant ces sites web ou prenant part à des activités illégales.
Cependant, Daniel’s Hosting héberge aussi des sites web politiques ou dissidents. Leurs identités risquent d’être révélées, ce qui pourrait leur faire courir un grave danger…
L’application de traçage du COVID-19 ” Ehteraz ” du Qatar, similaire à l’application StopCovid du gouvernement français, a provoqué la fuite de données d’un million de personnes. Faut-il craindre un incident similaire en France ? Oui, selon Amnesty International.
Le 27 mai 2020, l’application ” StopCovid ” du gouvernement français a obtenu le feu vert du Sénat et de l’Assemblée Nationale. Elle pourrait être déployée dès la fin de semaine, et permettre aux utilisateurs d’être avertis s’ils ont été au contact d’une personne infectée par le COVID-19 grâce au traçage.Cependant, un incident survenu au Qatar à cause d’une application similaire met en lumière les risques potentiels de StopCovid. Les données personnelles de plus d’un million de citoyens ont été exposées à cause d’une faille de sécurité
Parmi les informations en fuite, on compte les noms, les numéros de carte d’identité, les informations médicales, ou encore les données de géolocalisation des victimes. L’ONG Amnesty International tire la sonnette d’alarme.
L’application mobile ” Ehteraz ” (précaution en arabe) repose sur le GPS et le Bluetooth. Elle est obligatoire pour les citoyens et résidents du Qatar depuis la semaine dernière.
Si une personne refuse de l’utiliser, elle risque jusqu’à trois ans de prise et l’équivalent de 50 000 euros d’amende. Rappelons que le Qatar compte plus de 48 000 cas de COVID-19.
alerte les gouvernements du monde entier
Cependant, une faille liée aux codes QR sur lesquels repose l’appli a été découverte le 21 mai 2020 par Amnesty International. Cette vulnérabilité permettait d’accéder aux données personnelles contenues par les codes en question.
Elle a été corrigée dès le lendemain par les autorités qataries. Certaines données sensibles ont été supprimées, et une nouvelle couche d’authentification permettant d’éviter les fraudes a été ajoutée.
Néanmoins, cet incident risque du dissuader (à juste titre) de nombreuses personnes d’utiliser ces plateformes. Comme le souligne Claudio Guarnieri, responsable d’Amnesty’s Security Lab, “ cet incident doit servir d’avertissement aux gouvernements du monde entier qui se précipitent sur les applications de contact tracing “.
À ses yeux, ces applications ” sont trop souvent mal conçues et manquent de garanties en matière de respect de la vie privée “.
En effet, ” si la technologie doit jouer un rôle efficace dans la lutte contre le virus, les personnes doivent avoir confiance dans le fait que ces applications protégeront leur vie privée et les autres droits de l’Homme “…


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