Rapport de la Cour des comptes : L'Opposition frappe fort contre l'Exécutif.
© Mounir Mehimdate

Publié le 11 février 2025
Lors de la séance plénière pour la discussion du rapport de la Cour des comptes, tenue ce mardi 11 février 2025 à la Chambre des représentants, les groupes parlementaires de l’opposition n’ont pas manqué de livrer des critiques acerbes à l’encontre du gouvernement, mettant en exergue ses carences, tout en considérant que ce rapport met en lumière ses performances décevantes dans divers secteurs stratégiques.
L’opposition a mis en avant, ce mardi, l’incapacité manifeste du gouvernement à atteindre les objectifs qu’il s’était lui-même fixés, tant en matière de taux de croissance qu’en ce qui concerne l’inflation.
Lors de la séance plénière pour la discussion du rapport de la Cour des comptes, tenue ce mardi 11 février 2025 à la Chambre des représentants, les groupes parlementaires de l’opposition n’ont pas manqué de livrer des critiques acerbes à l’encontre du gouvernement, mettant en exergue ses carences, tout en considérant que ce rapport met en lumière ses performances décevantes dans divers secteurs stratégiques.
L’opposition a mis en avant, ce mardi, l’incapacité manifeste du gouvernement à atteindre les objectifs qu’il s’était lui-même fixés, tant en matière de taux de croissance qu’en ce qui concerne l’inflation.
Elle a également dénoncé la persistance alarmante de la hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité, ainsi que les répercussions substantielles de cette situation sur le pouvoir d’achat des citoyens marocains.
Le groupe Socialiste – Opposition Ittihadi a ainsi exprimé son désaveu face à la désinvolture du gouvernement, qui a répondu avec un mépris flagrant aux critiques fondées sur des données statistiques. Le député Abdelkader Taher a souligné que le rapport confirme les inquiétudes du groupe, en révélant les lacunes dans la gestion gouvernementale du système d’investissement.
Le groupe Socialiste – Opposition Ittihadi a ainsi exprimé son désaveu face à la désinvolture du gouvernement, qui a répondu avec un mépris flagrant aux critiques fondées sur des données statistiques. Le député Abdelkader Taher a souligné que le rapport confirme les inquiétudes du groupe, en révélant les lacunes dans la gestion gouvernementale du système d’investissement.
Ce dernier, selon le parlementaire, s’éloigne des ambitions fixées par S.M le Roi Mohammed VI, qui vise la mobilisation de 550 milliards de dirhams d’investissements pour créer 500.000 emplois entre 2022 et 2026.
Au lieu de cela, la réalité révèle un système d’investissement qui ne parvient pas à incarner ces exaltantes objectifs.
En approfondissant le sujet, le groupe socialiste a mis en lumière la pression continue sur les finances publiques, où l’Etat assume la plus grande part des investissements sans en voir les effets escomptés tant sur la croissance que sur la création d’emplois décents.
En approfondissant le sujet, le groupe socialiste a mis en lumière la pression continue sur les finances publiques, où l’Etat assume la plus grande part des investissements sans en voir les effets escomptés tant sur la croissance que sur la création d’emplois décents.
De plus, il est apparu que le gouvernement a échoué à établir un cadre réglementaire propice à l’activation de la nouvelle Charte de l’investissement, notamment en ce qui concerne le soutien aux petites et moyennes entreprises, qui constituent 93% du tissu entrepreneurial national.
Des statistiques préoccupantes émergent également : le taux de transfert et de délégation des compétences en matière d’investissement vers les autorités décentralisées n’a pas atteint 38% jusqu’en octobre 2024, ce qui alourdit les obstacles à l’effort d’investissement, a précisé Taher.
Des statistiques préoccupantes émergent également : le taux de transfert et de délégation des compétences en matière d’investissement vers les autorités décentralisées n’a pas atteint 38% jusqu’en octobre 2024, ce qui alourdit les obstacles à l’effort d’investissement, a précisé Taher.
En matière d’entreprises publiques, l’opposition s’inquiète du rythme insuffisant de mise en œuvre des réformes prévues et des retards dans la publication des textes législatifs pertinents, avec seulement 8 textes publiés sur les 19 envisagés.
Le groupe socialiste a dénoncé l’incapacité de l’Exécutif à mettre en œuvre efficacement le pacte national pour l’éducation et la formation, notamment en ce qui concerne l’intégration de l’éducation préscolaire dans l’enseignement primaire, le développement des infrastructures adéquates, l’adoption d’un système pédagogique innovant, ainsi que la formation et la qualification des ressources humaines.
Le groupe socialiste a dénoncé l’incapacité de l’Exécutif à mettre en œuvre efficacement le pacte national pour l’éducation et la formation, notamment en ce qui concerne l’intégration de l’éducation préscolaire dans l’enseignement primaire, le développement des infrastructures adéquates, l’adoption d’un système pédagogique innovant, ainsi que la formation et la qualification des ressources humaines.
Il a également signalé que les promesses de généraliser l’éducation préscolaire pour tous les enfants à partir de quatre ans, avec un contrôle qualité rigoureux, demeurent difficilement réalisables.
Les chiffres de la Cour des comptes renforcent cette critique, révélant la fragilité des hypothèses gouvernementales, avec un déficit budgétaire prévu à 4,5% pour 2024 contre 4,4% en 2023, et une dette publique grimpant à 70,5% du produit intérieur brut, contre 69,5% l’année précédente.
Les chiffres de la Cour des comptes renforcent cette critique, révélant la fragilité des hypothèses gouvernementales, avec un déficit budgétaire prévu à 4,5% pour 2024 contre 4,4% en 2023, et une dette publique grimpant à 70,5% du produit intérieur brut, contre 69,5% l’année précédente.
Pour l’Opposition, ces indicateurs contredisent les engagements du gouvernement en matière de maîtrise du déficit, compromettant ainsi sa capacité à mobiliser les ressources nécessaires pour financer des projets structurants à court et moyen termes.
En réponse à ces constatations, le groupe du Mouvement Populaire (MP) a fait état de « l’incapacité gouvernementale à atteindre ses propres projections« , en dépit d’indicateurs optimistes, soulignant que « les prix demeurent astronomiques, dépassant le pouvoir d’achat des citoyens«.
En réponse à ces constatations, le groupe du Mouvement Populaire (MP) a fait état de « l’incapacité gouvernementale à atteindre ses propres projections« , en dépit d’indicateurs optimistes, soulignant que « les prix demeurent astronomiques, dépassant le pouvoir d’achat des citoyens«.
Il a appelé à un rééquilibrage entre les revenus, la réalité du marché, et l’augmentation des recettes fiscales de 12%, comparée à une hausse des dépenses totales de 12,5%.
La députée Fatima Yassine a également relevé que, bien que le gouvernement prévoit une stabilisation du ratio de la dette publique à 69,5% d’ici fin 2025, l’augmentation de la dette extérieure de 10,8% et de la dette intérieure de 5,6% en 2023 suscite des préoccupations croissantes quant à la viabilité des finances publiques face aux pressions budgétaires et aux réformes nécessaires.
De plus, le groupe du MP a formulé des interrogations quant aux mesures envisagées par le gouvernement pour répondre aux défis financiers pressants.
La députée Fatima Yassine a également relevé que, bien que le gouvernement prévoit une stabilisation du ratio de la dette publique à 69,5% d’ici fin 2025, l’augmentation de la dette extérieure de 10,8% et de la dette intérieure de 5,6% en 2023 suscite des préoccupations croissantes quant à la viabilité des finances publiques face aux pressions budgétaires et aux réformes nécessaires.
De plus, le groupe du MP a formulé des interrogations quant aux mesures envisagées par le gouvernement pour répondre aux défis financiers pressants.
Parmi ceux-ci figurent le coût de la gestion de l’eau, nécessitant des investissements colossaux de 143 milliards de dirhams entre 2020 et 2027, ainsi que les dépenses liées à la reconstruction de la région d’Al-Haouz et l’assistance aux sinistrés.
En outre, la protection sociale, prévue pour atteindre 53,5 milliards de dirhams en 2026, impliquera 38,5 milliards de dirhams provenant du budget de l’Etat.
Le groupe a également souligné la nécessité de mobiliser des ressources financières substantielles pour financer des projets d’envergure, notamment en vue d’accueillir la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et la Coupe du Monde 2030, tout en réformant le système des retraites face à un déficit croissant.
Pour sa part, le groupe du Progrès et du Socialisme a mis en garde contre le « danger significatif que représente l’aveuglement du gouvernement face à la montée du mécontentement social et aux difficultés économiques grandissantes«.
Le groupe a également souligné la nécessité de mobiliser des ressources financières substantielles pour financer des projets d’envergure, notamment en vue d’accueillir la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et la Coupe du Monde 2030, tout en réformant le système des retraites face à un déficit croissant.
Pour sa part, le groupe du Progrès et du Socialisme a mis en garde contre le « danger significatif que représente l’aveuglement du gouvernement face à la montée du mécontentement social et aux difficultés économiques grandissantes«.
Son inaction est perçue comme un refus systématique de mettre en place des mesures substantielles pour contrer la hausse du coût de la vie, l’escalade des prix, et la dégradation du pouvoir d’achat des Marocains, accentuant la pauvreté et le chômage, en particulier chez les classes les plus vulnérables.
Le groupe a indiqué que « le prétendu succès du gouvernement dans l’élargissement de la couverture sanitaire se limite aux aspects administratifs«, mettant en lumière que plus de 8 millions de citoyens demeurent dépourvus de cette couverture.
Le groupe a indiqué que « le prétendu succès du gouvernement dans l’élargissement de la couverture sanitaire se limite aux aspects administratifs«, mettant en lumière que plus de 8 millions de citoyens demeurent dépourvus de cette couverture.
De nombreuses familles sont contraintes de s’acquitter de cotisations malgré leur incapacité financière, étant pénalisées par des mécanismes d’exclusion injustes. Parallèlement, la flambée des prix des médicaments et la rareté des médicaments génériques sont vivement critiquées.
Concernant la réforme fiscale, le groupe a réaffirmé sa demande de « lutter contre la fraude et l’évasion fiscales » tout en appelant à une évaluation approfondie des réformes concernant l’impôt sur les sociétés, la taxe sur la valeur ajoutée et l’impôt sur le revenu, afin d’établir une véritable justice fiscale.
Concernant la réforme fiscale, le groupe a réaffirmé sa demande de « lutter contre la fraude et l’évasion fiscales » tout en appelant à une évaluation approfondie des réformes concernant l’impôt sur les sociétés, la taxe sur la valeur ajoutée et l’impôt sur le revenu, afin d’établir une véritable justice fiscale.
Il a également plaidé pour une réforme des impôts locaux et l’évaluation des impacts sociaux et économiques des exonérations fiscales.
Le groupe parlementaire de la Justice et du Développement a, quant à lui, qualifié l’action gouvernementale d'échec, face à la nécessité d’implémenter des réformes dans des secteurs cruciaux.
Le groupe parlementaire de la Justice et du Développement a, quant à lui, qualifié l’action gouvernementale d'échec, face à la nécessité d’implémenter des réformes dans des secteurs cruciaux.
Cela inclut la réduction des obstacles au système d’investissement et le non-respect des engagements nationaux en matière d’investissement, tout en avertissant des conséquences politiques, économiques et sociales de la corruption sur le dispositif d’investissement.
Source : Hespress
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