Ukraine : Kiev exclu de la rencontre entre Américains et Russes en Arabie saoudite.
Alors que des discussions se déroulent en Arabie saoudite entre les délégations américaine et russe, le premier concerné, l'Ukraine, n'est pas invité.
À Kiev, après des derniers jours difficiles pour les Ukrainiens, entre des annonces américaines qui signent la fin d'un consensus entre les alliés sur l'aide apportée à l'Ukraine et la continuation des frappes russes et des combats dans l'est du pays et dans la région de Koursk, tous les yeux sont tournés vers les alliés européens.
Publié le : 18/02/2025
L'Ukraine n'a pas été invitée à participer aux discussions entre les Américains et les Russes en Arabie saoudite. (Image d'illustration) © Valentyn Ogirenko / REUTERS
Publié le : 18/02/2025
« Pas de discussion à propos de l'Ukraine sans l'Ukraine ».
Ce qui avait été le mot d'ordre des alliés de Kiev a volé en éclat depuis la semaine dernière et les annonces successives de Donald Trump, Pete Hegseth et Keith Kellogg sur un dialogue bilatéral Washington-Moscou, que les Européens et les Ukrainiens n'ont pu que constater.
À Kiev, passée la stupeur de ces annonces et l'abattement pour certains, les Ukrainiens, et en premier lieu le gouvernement, veulent croire en un sursaut européen et à des garanties de sécurité apportées par Bruxelles. Volodymyr Zelensky avait déjà suggéré des contingents étrangers sur le sol ukrainien en nombre suffisant pour dissuader les forces russes d'attaquer à nouveau en cas de cessez-le-feu décidé entre les deux parties, sauf que ni le cessez-le-feu, ni la présence de troupes étrangères en Ukraine ne sont encore des réalités.
À ce stade le président ukrainien affirme que son pays n'acceptera aucune décision prise bilatéralement, sans l'Europe et sans Kiev par les États-Unis et la Russie, et suggère qu'un envoyé spécial européen devrait être nommé afin de représenter le continent dans tous pourparlers au sujet de l'Ukraine.
Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, est en Arabie saoudite pour rencontrer la délégation américaine ce mardi 18 février.
À Kiev, passée la stupeur de ces annonces et l'abattement pour certains, les Ukrainiens, et en premier lieu le gouvernement, veulent croire en un sursaut européen et à des garanties de sécurité apportées par Bruxelles. Volodymyr Zelensky avait déjà suggéré des contingents étrangers sur le sol ukrainien en nombre suffisant pour dissuader les forces russes d'attaquer à nouveau en cas de cessez-le-feu décidé entre les deux parties, sauf que ni le cessez-le-feu, ni la présence de troupes étrangères en Ukraine ne sont encore des réalités.
À ce stade le président ukrainien affirme que son pays n'acceptera aucune décision prise bilatéralement, sans l'Europe et sans Kiev par les États-Unis et la Russie, et suggère qu'un envoyé spécial européen devrait être nommé afin de représenter le continent dans tous pourparlers au sujet de l'Ukraine.
Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, est en Arabie saoudite pour rencontrer la délégation américaine ce mardi 18 février.
Il a d'ores et déjà écarté cette idée en affirmant que l'Europe n'était pas la bienvenue dans les discussions.
Les délégations, menées par les chefs de la diplomatie, écrit l'AFP, se sont retrouvées au palais Diriyah, dans la capitale saoudienne, selon un pool de journalistes présents dans la salle.
Je me sens offensé, parce qu’on en est réduit à attendre passivement.
Je me sens offensé, parce qu’on en est réduit à attendre passivement.
Pendant qu’on se bat, d’autres décident de notre sort dans notre dos. Bien sût que cela ne nous plait pas.
On ne veut pas de ça.
Par : RFI
Et la correspondante de RFI à Kiev, Emmanuelle Chaze.
Et la correspondante de RFI à Kiev, Emmanuelle Chaze.
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