De Oukacha à la maison d'arrêt de Draguignan aucune comparaison !
Oukacha : Il y a eu 36 femmes arrêtées en 3 mois pour avoir voulu introduire de la drogue en prison.
Depuis que les paniers de provision sont interdits dans les établissements pénitenciers, certaines femmes essayent de trouver d'autres pistes pour introduire de la drogue en prison... En trois mois seulement, 36 femmes ont été arrêtées pour en avoir caché dans leurs organes génitaux.
Ces 36 femmes arrêtées entre juillet et septembre essayaient d'introduire différentes drogues, de la chira, de la cocaine ou des psychotropes en prison. Elles ont été transférées à la police judiciaire avant d'être placées en détention à la prison de Oukacha, passant ainsi de simples visiteuses à prisonnières.
Ces 36 femmes arrêtées entre juillet et septembre essayaient d'introduire différentes drogues, de la chira, de la cocaine ou des psychotropes en prison. Elles ont été transférées à la police judiciaire avant d'être placées en détention à la prison de Oukacha, passant ainsi de simples visiteuses à prisonnières.
Selon Assabah, le nombre de femmes arrêtées pour avoir dissimulé de la drogue dans leurs organes génitaux est en effet passé de 6 en juillet, 10 en août et 15 en septembre. Ce qui a poussé les gardes de prison à augmenter leur vigilance.
Selon la même source, l'une des mises en cause est la maman d'un prisonnier qui a affirmé vivre du trafic de drogue de son fils en prison. Une autre, sœur d'un prisonnier, est allée jusqu'à mettre une grande quantité de chira dans un préservatif et l'introduire dans son organe génital afin de ne pas être repérée.
Ces femmes risquent des sanctions très sévères puisqu'elles sont jugées pour possession de drogues mais également pour avoir essayé d'en transmettre aux prisonniers. Quant à la légalité de la fouille des mises en cause, le directeur de la prison de Oukacha, précise que ce contrôle est tout à fait légal et conforme aux lois qui régissent les prisons du Maroc. Il souligne que ces femmes sont contrôlées par des employées de prison du même sexe, suivant une procédure qui préserve leur dignité et dans un endroit réservé et loin des regards.
Des familles se sont vues interdire les paniers destinés à leurs proches incarcérés dans la prison d'Oukacha.
Pour justifier cette interdiction, le département de Tamek a annoncé avoir délégué les services de restauration à une société privée.

Ambiance tendue à la prison d'Oukacha à Casablanca. Dans son édition de ce 21 septembre, Al Massae rapporte que l'interdiction d'autoriser des paniers dans la prison a déclenché des tensions entre les prisonniers et leurs familles, d'une part, et les responsables administratifs de la prison, de l'autre.
Selon le quotidien, certains détenus ont même menacé d'entamer une grève de la faim si l'interdiction est maintenue. Ce qui a donné lieu à des échanges verbaux entre les familles des détenus et les responsables de la prison.
Une femme aurait même été giflée par un fonctionnaire de la prison alors qu'elle a tenté de faire entrer un panier pour son fils.
Une femme aurait même été giflée par un fonctionnaire de la prison alors qu'elle a tenté de faire entrer un panier pour son fils.
La Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a décidé en mai dernier de déléguer la gestion de la restauration dans les prisons à une société privée.
Le département de Tamek justifiait sa décision par la volonté d'interdire à moyen terme la réception des repas par paniers, ces derniers étant utilisés pour le trafic de drogues et de produits illicites dans les prisons.
Le département de Tamek justifiait sa décision par la volonté d'interdire à moyen terme la réception des repas par paniers, ces derniers étant utilisés pour le trafic de drogues et de produits illicites dans les prisons.
Situé dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, la maison d'arrêt de Draguignan a été construite en 1984 avant d'être complètement démolie suite à des inondations.
Reconstruit à 6 kilomètres de l'ancien centre, sur l'avenue Fred Scamaroni à Draguignan précisément, centre pénitentiaire a ouvert ses portes en janvier 2018.
Sa capacité d'accueil est de 744 places, des hommes exclusivement, en attente d'un jugement ou déjà condamnés à des peines de moins de deux ans.
Sa capacité d'accueil est de 744 places, des hommes exclusivement, en attente d'un jugement ou déjà condamnés à des peines de moins de deux ans.
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L'établissement est composé de cellules évidemment, d'un parloir, d'un quartier d'isolement, mais aussi d'un espace de promenade, d'un gymnase, de salles de soins, ainsi que de 400 caméras avec des équipements plutôt modernes comme en atteste ce reportage de France3 réalisé à l'occasion d'une journée portes-ouvertes suite à la réouverture du centre en janvier 2018.

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